Antoine Online

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vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël 2010 !

mardi 24 août 2010

Last call

La première journée au Mont Rainier fut nuageuse. Le sommet, à 4392 mètres, ne se laissa pas facilement photographier ! Les cascades furent nettement plus simples à approcher. 





Le lendemain, le ciel était limpide. La température toujours un peu fraîche. Les randonneurs étaient légions, profitant du beau temps, à s'élancer sur les nombreux trails. L'observation du sommet est aussi prenante que l'observation de l'océan.



Une fine analyse fut livrée, à l'observation de ce paysage irréel : la montagne disperse les hommes, là où l'océan les rapproche. Zoomons sur le sommet.





Notons aussi la particularité observée dans ce Park, les arbres tapissent les montagnes jusqu'à 2000 mètres à l'aise, la végétation se fait plus rase bien plus bas dans les montagnes que nous fréquentons habituellement.



Retour à Seattle où le Mont est encore visible au loin sur l'horizon. C'est un beau lundi sur la ville, les habitants profitent des dernières belles journées d'été. 



La Space Needle culmine dans un ciel limpide.



Les businessmen prennent le soleil en fin de journée sur la terrasse de leur bureau.



Les gens profitent des pelouses face au seafront, juste à côté de Market Place.



Quelques curieux entrent chez Starbucks, à cette adresse précise qui se trouve être la toute première boutique de la marque.



Une partie d'échecs a lieu un peu plus haut dans la ville le long de la 4th Avenue, à hauteur de Union Street.



Et les flots de la baie scintillent...


Olympic

Un tour de ferry et back in the US of A. Port Angeles s'étendait devant nous. C'est une ville bien typique, portuaire, les coastguards y sont basés. La ville est venteuse et au-delà d'être un point d'entrée dans l'Olympic National Park, elle trouve son salut dans la saga Twilight en y étant citée comme zone d'influence des vampires semble-t-il. Plus tard, sur le chemin du Park, nous nous arrêterons à Forks qui se trouve être la ville où habite tous les personnages des bouquins. 


Nuages durant la traversée du détroit de Juan de Fuca et les montagnes de l'Olympic au fond.


Les fôrets des vampires.

Quelques kilomètres plus loin nous retrouvons la cote Pacifique, encore plus vaste, plus sauvage, plus rectiligne, plus immense, que celle que nous observions précédemment sur l'île de Vancouver. Cette pureté du paysage est vraiment magnifique.






Fin de journée dans les terres, au bord du Quinault Lake. le Lodge du même nom sur la rive est splendide, vieille bâtisse avec une belle pelouse parsemée de fauteuils adirondacks pour ceux qui aimeraient boire un petit Chardonnay face au lac au coucher du soleil. C'est idéal.




Prochaine étape : Mount Rainier National Park.

samedi 21 août 2010

Il nous a éclaté !

Aujourd'hui, nous devions quitter Victoria, la Colombie-Britannique, le Canada, et revenir sur le territoire US. Très bien ! Soit ! Mais non sans s'être fait éclater par a pilot on duty à bord d'un des appareils de la compagnie Harbour Air qui sillonne sous nos yeux émerveillés, depuis des jours entiers, les cotes que nous visitons ! 

Sitôt le petit déjeuner englouti, nous nous précipitions donc jusqu'au port pour prendre part à une nouvelle aventure de bon matin. Depuis quelques jours, nous avons eu le temps d'observer les différentes phases de vol de ces avions flottants. Tout d'abord le décollage qui semble d'une lenteur incroyable, avec un appareil peinant à prendre son envol. Puis l'amerrissage qui ressemble de l'extérieur à un Piqué vertigineux vers la mer. Malgré tout, nous avons surmonté nos appréhensions et nous nous sommes assis à bord d'un DeHavilland DHC-3. 

De l'intérieur, les sensations sont toutes autres. Le décollage est hyper rapide, l'avion fonce à la surface des flots et quelques secondes plus tard, sans crier gare, nous sommes déjà à quelques dizaines de mètres au-dessus de la surface. Nous avons commencé par voler le long de la cote de Victoria à 200 pieds au-dessus de la mer. Survol d'un premier phare, puis d'un deuxième, et là, boum, notre pilote aperçoit un porte-container croisant non loin de là dans le détroit de Juan De Fuca. Il s'est dit "là je vais les éclater" et hop, nous voilà parti pour un survol du porte-containers, c'était splendide !

Tant que nous survolions la mer, le vol était très doux, sans turbulence. Nous mettions ensuite le cap au Nord et montions jusqu'à 2000 pieds pour survoler les terres jusqu'à Saanich. Survol du port de Saanich, un golf, de petites montagnes, et retour plein. Sud pour un survol de Victoria. Une dernière boucle au-dessus du port et c'était parti pour l'amerrissage. De l'intérieur, pas de plongeon vertigineux, juste un dernier virage serré et à peine le temps de dire ouf que nos patins effleuraient déjà l'eau. Arrivée toute en douceur. Vraiment extra comme vol ! Les avions sont anté-diluviens et la tôle rivetée affiche un grand nombre d'heures d'utilisation mais l'entretien a l'air d'être nickel. 












Remis de nos émotions, nous faisions une petite marche sur une plage de galets puis nous avalions un hot-dog avant de prendre le ferry pour Port Angeles. Traversée du détroit de Juan de Fuca en l'espace d'à peine 2 heures, direction les Etats-Unis. En débarquant nous nous re-soumettions aux formalités douanières. Le US custom officer avait la classe, il nous a posé les questions habituelles "Vous voyagez tous ensemble ? Vous êtes de la même famille ?", "A quel aéroport êtes-vous arrivés aux USA?",  "Où vivez-vous?", "Quand repartez-vous?", avant de terminer par un "Merci beaucoup, aurevoir" en français dans le texte, ça fait chaud au cœur !  Mise a part cet accueil personnalisé, Port Angeles ne recèle pas d'intérêt spécial (sauf si on est fan de Twilight apparemment, ce que je ne suis pas). 




Victoria

Il est temps de retourner à la ville, cap sur Victoria à l'extrémité Sud-Est de l'île avec un arrêt à Cathedral Grove au milieu des terres et un autre arrêt à Nanaimo pour déjeuner.

Cathedral Grove abrite les plus hauts arbres de l'île, des pins Douglas, mesurant entre 70 et 80 mètres de haut et vieux de 800 ans ! 




Victoria est une petite ville, pourtant la principale de l'île, à l'âme très British avec ses bâtiments victoriens et ses quelques maisons en briques. Le bâtiment du gouvernement est massif. L'hôtel Empress, recouvert de lierre, a nettement plus de classe. Devant lui s'étend le port et les pontons des compagnies proposant des Whale Watching Tours ou des liaisons en hydravion entre l'île et le continent. Un peu plus loin sur la cote se trouve la borne kilométrique 0 de la trans-canadienne. Nous pensions l'avoir déjà vu à Tofino, mais apparemment l'officielle et historique se trouve ici. Une stèle est érigée a la mémoire d'un type emporté par un cancer, et amputé d'une jambe, ayant joint l'Est à l'Ouest du pays en courant au début des années 80. Les fonds récoltés pendant sa traversée allèrent à la lutte contre la maladie. 


Le soir, séance de cinéma au Cineplex Odéon, nous avons vu "Eat Pray Love", un film avec Julia Roberts assez sympa, bien que classé by myself "film le moins crédible de l'histoire du cinéma parlant".


Le lendemain nous allions faire un tour vers le Nord, jusqu'à Saanich, par la route de la cote, Marina Drive, nous permettant ainsi de voir le gabarit des grosses propriétés de bord de mer. Nous nous sommes ensuite attardés au Butchart Gardens. Du nom d'un industriel ayant fait fortune dans le ciment et qui aimait avoir un beau jardin.






Retour à Victoria en fin de journée, on a un peu cruisé au hasard. Ceci nous a amené a descendre sur les pontons du port où se trouve une petite communauté de houseboats, comprenez maisons flottantes, attirant les touristes. Un phoque nageait dans l'eau du port en attendant qu'on lui jette des harengs.



jeudi 19 août 2010

Pacific Rim

Quelques photos du Pacific National Rim valent mieux que de longues explications visant à vous convaincre que cet endroit est, à mon goût, dans le Top 3 des choses vues au cours de ce voyage.







Island

Le dimanche, nous quittons le continent pour gagner l'île de Vancouver. Point de départ du continent : Horseshoe Bay.  Point d'entrée sur l'île : Nanaimo, puis direction Campbell River et encore plus au Nord le Strathcona National Park.

Horseshoe Bay n'est qu'un port terminal de ferry. Il y a une supérette, un bistrot et quelques pontons avec une faune marrante de pêcheurs et de type chelous en escale.



Deux jolis bateaux.


Un mec chelou en escale.

Le ferry de la traversée était extra et m'a fait entrevoir le monde des croisières sur paquebot de luxe qui me fascine tant ! Tout est présent à bord pour contenter les passagers : restos, self service, boutique de souvenirs, marchand de journaux, salle de jeux vidéos, coin jeux pour enfants, lounge plus calme pour ceux qui veulent du calme, cours magistral à propos de la faune et flore de la cote par un naturaliste sur le pont supérieur, deux ponts entiers réservés à la promenade extérieure et dédiée à l'observation de la mer. Les 90 minutes de traversée sont passées à toute vitesse !




Depuis Nanaimo, la route fut plutôt longue jusqu'à Campbell River, les dimensions de l'île de Vancouver sont immenses. Campbell River est à 5 heures de route de Victoria (pointe Sud-Est de l'île, et ne se situe pourtant qu'à la moitié de la longueur de l'île). Quarante-cinq minutes après Campbell River, encore un peu plus au Nord-Ouest, nous attendait le Strathcona Lodge en plein cœur du Strathcona National Park. Toujours spectaculaires ces paysages de lacs aux couleurs hallucinantes, surplombés de montagnes couvertes de résineux. A cet endroit, les plus hauts monts de l'île sont visibles, et notamment le Marble Peak, haut de 1768 mètres. Le soir, nous étions régalés de saumon frais et de moëlleux au chocolat au resto du Lodge par un chef que l'on nous a dit français.


La vue de la chambre sur le lac.


De l'eau claire comme de l'eau de roche.


Et toujours ce paysage pur.


Le lendemain, nous quittions le parc après être avoir jeter un oeil aux Lady Falls au bout d'un trail comme ils en existent de très nombreux. Nous revenions sur nos pas jusqu'à Campbell River où la pause déjeuner pris la forme d'un full commitment à l'American (ou Canadian c'est pareil) way of style avec successivement une visite du Wall-Mart et un passage au McDo (quarter pounder with cheese ou double quarter pounder with cheese, telle est la question). Une canadienne native du Québec, mais émigrée vers l'Ouest il y a plus de 30 ou 40 ans, nous a causé quelques minutes, puis nous a même offert un souvenir alors que nous la recroisions au volant de sa voiture sur le parking. Rencontre marrante.

Campbell River - Qualicum Beach, puis traversée de l'île plein Sud, avant de remonter Nord-Ouest le long du Pacific Rim jusqu'à Tofino. Nous pensions arriver dans une jolie petite station balnéaire proprette, manifestement nous avons trop fréquentés Key West. Tofino, c'est ambiance ville de pêcheurs, bout du monde, le grand Pacifique devant soi. Ce qui ne la rend pas moins intéressante ou attirante, il faut juste s'acclimater à la brume locale et à l'atmosphère si particulière.


La vue de la chambre sur une des marinas de Tofino.


Là où le bitume s'arrête, l'aventure continue en hydravion.


Ce ponton perdu dans la brume, les pieds dans le Pacifique, marque l'extrémité Ouest de la trans-canadienne reliant Saint Jean de Terre Neuve à Tofino.


mardi 17 août 2010

Biatch

Samedi is ringing et nous quittons Vancouver pour gagner Whistler, ville olympique et grosse station de sports d'hiver de la région. Notre ascension vers les cimes se fait au doux son de NTM dans la voiture ce qui explique une partie du titre de ce post.

Sur le chemin s'étend le Garibaldi National Park offrant quelques jolis points de vue sur un lac par ci, une forêt par là, ou encore une Water Fall d'un fort beau gabarit.


Whistler, disais-je donc, est une une station de sports d'hiver assez prisée en hiver... mais aussi en été ! Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu'à notre arrivée au Whistler Village, nous tombions sur des hordes de jeunes gens, dont un bon nombre avait visiblement eu à traiter avec un braqueur de t-shirts (car ils se baladaient tous torse-nus), adeptes du mountain bike à en juger par leur accoutrement. Comme toujours, nous notions que quelle que soit la discipline dans laquelle les locaux se lancent, ils s'y jettent à l'unique condition d'être équipés comme des professionnels à la pointe de la dite discipline ! Super casques, super protections, super vélos, très impressionnant.


Les infrastructures du village aussi étaient tip-top, les Jeux Olympiques ont sans doute permis (ou exigés) que tout soit remis à l'ordre du jour. C'est super clean. Sur la place du village, gros DJ contest à l'occasion de la compétition de mountain biking, la folie était à son comble. On se serait cru durant un spring break à Cancun, version montagnarde. J'exagère à peine. Nous nous sommes assis un peu par hasard à la terrasse du resto La Bocca sur la place principale, au centre de l'agitation. La musique, réglée sur 123 décibels, a fini par avoir raison de nos tympans ! Nous aurions imaginé un repas un peu plus calme !


Les sponsors affluaient autour de l'événement, sans compter les revendeurs de matos, tous montés de la vallée avec la R12 et les plaquettes commerciales à l'arrière pour présenter leur savoir-faire sous des tentes dans les allées du village. Les sponsors avaient aussi embauché quelques biatchs de magazines (voilà qui explique l'autre partie du titre de ce post) pour distribuer frisbees, canettes d'energy drink, échantillons de déodorant "adrénaline" (véridique), porte-clés, etc.


Évidemment nous ne nous sommes pas trop attardés non plus en ces lieux. Nous avons préféré poursuivre notre route sur ce beau site montagneux en empruntant la route faisant le tour de la vallée jusqu'à nous amener sur les rives idylliques du Nita Lake. Le Lodge du même nom nous y attendait et après avoir déposé nos valises, c'est à pied que nous repartions nous promener autour de deux lacs. Le Nita Lake et l'Alta Lake. Excellente ballade marquant un retour à la sérénité plus en adéquation avec les lieux !


Le soir, nous dînions au Lodge face au lac, au son sympathique de la voix d'une petite chanteuse accompagnée de sa guitare sèche, et guidés pas à pas dans nos choix gastronomiques par les conseils d'une waitress très enthousiaste et rigolote. Sur la terrasse, j'ai pris en photo le barbecue qui me semble être, une fois encore, le modèle de compétition !


Fin de journée en toute quiétude sur le ponton. Comme disait l'autre : "Mais qui je gêne ?".


Et pour la petite histoire, sachez qu'un mariage était célébré sur ce ponton 15 minutes avant que je prenne cette photo. Sympa comme cadre !

lundi 16 août 2010

That is simple, simple as good.

Le vendredi, exit la city, direction les hauteurs de Vancouver North District et le départ du téléphérique emmenant petits et grands sur le sommet de Grouse Mountain, à 1200 mètres d'altitude pour un fantastique overview de la région.


Au sommet le soleil brille, le ciel est bleu, il fait chaud, tout est donc en ordre pour une petite marche. Les canadiens, largement assimilables aux ricains dans leur lifestyle, ont besoin de leur dose d'entertainment à chaque seconde. Ainsi un staff (sorti d'on ne sait où) propose des animations et spectacles dédiés à la faune et flore environnante. Nous zigzaguons donc au travers de ces "mountain shows" pour tenter de se retrouver seuls face à la montagne. Il est comme ça le citoyen du Vieux Continent, tout en retenue, il intériorise. Il est en vacances et faut pas le faire chier en lui demandant 50 fois en 2 heures comment il se sent et ce qu'il a pensé de ce qu'il vient de faire. Ça suffit d'être forcer de s'exprimer à tout bout de champ, de donner son ressenti sur tout et n'importe quoi, un peu de tenue que diable. Bref. L'heure était à contempler, en silence, le paysage environnant.

Première constatation, face au plan des pistes, toutes les pistes sont fermées.


Deuxième constatation, ces remontées mécaniques manquent de neige.


Troisième constatation, l'industrie française n'est pas morte. Encore une fois, POMA, le made in Grenoble Môssieur !, du Chili au Canada en passant par les Alpes, les bons ne s'y trompent pas et font confiance aux spécialistes. Les modèles installés ici ne sont pas débrayables, ce n'est pas donc pas la Rolls en la matière mais ça fait déjà plaisir.


De notre belvédère, la vue sur la plaine, et donc la ville et les bras de mer, est saisissante. Au loin Vancouver Metropolitan Area...



... et devant l'Ours. Se terrant dans les sapins face à nous, un panneau nous invite à ne pas trop aller le chercher. Ce que nous fîmes bien volontiers d'ailleurs.


Nous avons préféré nous réfugier dans une activité hautement spirituelle (un peu à la sauce bouddhiste) qui est le comptage de sapins. Ils recouvrent tout ce que l'oeil peut voir mais combien sont-ils au juste ? Quelqu'un s'est-il simplement déjà donné la peine d'en faire l'inventaire ? Nous aurons eu le mérite de démarrer le compte, à charge aux locaux de le continuer, après tout ils devraient se sentir davantage concerner que nous.


Sur le chemin du retour en ville et à la Raison, nous nous arrêtions brièvement au Lynn Canyon, très bel endroit, mais sans doute un peu trop accessible puisque croulant sous des meutes de gens en proie à un peu d'eau fraîche venue de la montagne.



samedi 14 août 2010

Salmon & salmon

A Vancouver coule la Capilano river. Les canadiens ont monté un centre d'élevage de saumons sur les rives de cette rivière dégringolant de la montagne dans le North District of Vancouver.


Comme vous le voyez, il y a une petite retenue sur la rivière, et un canal fut aménagé sur le côté pour permettre, ou contraindre, les saumons à remonter le flot par là.


En haut, certains d'entre eux pensant être arrivés au terme de leur épopée déposent enfin leurs œufs. Les éleveurs les récupèrent alors et s'assurent de leur croissance optimale dans de jolis bassins avant de les relâcher à Mère Nature.



Et voici les statistiques officielles du centre ! Pas mal... A bientôt dans nos sushis petits poissons !