Antoine Online

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jeudi 28 août 2014

Labor Day

As far as I can remember, j’ai assisté à mon premier pot de départ en retraite américain aujourd’hui. Dans la foulée du déjeuner, l’assistante dressa une table au milieu de l’open space, y déposa un de ces énormes gâteaux faits de génoise recouverte de pate de sucre, plusieurs petits pots de glace, et agrémenta le tout d’un trio de ballons gonflés à l’hélium souhaitant à l’employé mis à l’honneur des best wishes et formulant des thank you.

En l’espace de 10 minutes tout était prêt. Aussi vite que la table fut dressée, les convives quittèrent tous leurs petits cubicles pour se masser en un demi-cercle autour de la table au gâteau. L’heureux retraité se présenta tout sourire devant nous, et entama, comme le veut la tradition vraisemblablement mondiale !, un discours. Celui-ci fut concis, tout en retenue, straight forward. L’homme souriant remercia tous ses collègues, ré-affirma qu’il passa un très bon moment au sein de cette communauté qu’il eut la chance de fréquenter ces 2 dernières années et demies.

Comment ? Un employé, cadre certes, mais cadre lambda et non dirigeant, touche l’âge de la retraite (américaine) seulement 2,5 années après avoir été embauché ! Voici une première singularité. En France, je n’ai jamais vu partir qui que ce soit en retraite avec moins de 15 ou 20 ans d’ancienneté au sein de l’entreprise. Ainsi l’emploi des séniors pourrait être aussi fluide que dans les tranches d’âge inférieures ? Un sénior pourrait ne pas craindre la ségrégation liée à l’âge lorsqu’il souhaite changer d’employeur à 45 ans passés ? Incroyable espoir que de pouvoir se mettre at risk sur le marché de l’emploi alors que pointe déjà la retraite à l’horizon ! Et j’ai d’ailleurs bien peur que la relation que j’effectue là entre « risque » et « changement de situation professionnelle » soit tout à fait inappropriée ici. Ce risque n’est-il pas inexistant dès lors que l’emploi est fluide ?

Puis, il continua de nous exposer ses plans, à court terme. Venu s’installer dans la région de Chicago pour travailler, il retourne dans la région de Seattle dont il est originaire. Ses deux filles y résident toujours, ainsi qu’une bonne partie de la famille de sa femme. Ils ont déjà tout empaqueté, ils ont vendu leur maison, et repartent poser les valises sur la côte Ouest. Cet homme s’apprête à hit the road for a 2500 miles or so, selon ses propres mots. La fameuse transhumance d’Est en Ouest ou d’Ouest en Est que chaque foyer américain effectue une fois ou plus au cours de sa vie. Deuxième singularité. Ce n’est pas une bascule Paris – Province, c’est un balancier Est – Ouest.

Le supérieur hiérarchique pris la parole quelques secondes, dans un style toujours aussi bref et retenu. Il le remercia, signala que sa bonne humeur constante avait été plus qu’appréciée tout au long de leur collaboration, et conclut en rappelant à l’équipe que cette dernière avait eut énormément de chance de travailler avec un homme d’une telle qualité. Une poignée de mains, une volée d’applaudissements, et nous attaquions glaces et gâteau. Pas de cadeau de départ de l’entreprise envers son employé comme le veut la tradition en France. Troisième singularité. Mais pour celle-ci, je ne saurais dire si elle relève réellement des us et coutumes, ou si elle s’explique plutôt par le peu d’ancienneté qu’avait cet homme au sein de la structure.

Toujours souriant, l’heureux retraité ajouta qu’il comptait donc atteindre la région de Seattle par la route… pour Labor Day. Poser ses valises définitivement sur son lieu de retraite le jour de la fête du Travail, an american paradox!

vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noel 2010

mardi 24 août 2010

Last call

La premi?re journ?e au Mont Rainier fut nuageuse. Le sommet, ? 4392 m?tres, ne se laissa pas facilement photographier ! Les cascades furent nettement plus simples ? approcher.?





Le lendemain, le ciel ?tait limpide. La temp?rature toujours un peu fra?che. Les randonneurs ?taient l?gions, profitant du beau temps, ? s'?lancer sur les nombreux trails. L'observation du sommet est aussi prenante que l'observation de l'oc?an.



Une fine analyse fut livr?e, ? l'observation de ce paysage irr?el : la montagne disperse les hommes, l? o? l'oc?an les rapproche. Zoomons sur le sommet.





Notons aussi la particularit? observ?e dans ce Park, les arbres tapissent les montagnes jusqu'? 2000 m?tres ? l'aise, la v?g?tation se fait plus rase bien plus bas dans les montagnes que nous fr?quentons habituellement.



Retour ? Seattle o? le Mont est encore visible au loin sur l'horizon. C'est un beau lundi sur la ville, les habitants profitent des derni?res belles journ?es d'?t?.?



La Space Needle culmine dans un ciel limpide.



Les businessmen prennent le soleil en fin de journ?e sur la terrasse de leur bureau.



Les gens profitent des pelouses face au seafront, juste ? c?t? de Market Place.



Quelques curieux entrent chez Starbucks, ? cette adresse pr?cise qui se trouve ?tre la toute premi?re boutique de la marque.



Une partie d'?checs a lieu un peu plus haut dans la ville le long de la 4th Avenue, ? hauteur de Union Street.



Et les flots de la baie scintillent...


Olympic

Un tour de ferry et back in the US of A. Port Angeles s'?tendait devant nous. C'est une ville bien typique, portuaire, les coastguards y sont bas?s. La ville est venteuse et au-del? d'?tre un point d'entr?e dans l'Olympic National Park, elle trouve son salut dans la saga Twilight en y ?tant cit?e comme zone d'influence des vampires semble-t-il. Plus tard, sur le chemin du Park, nous nous arr?terons ? Forks qui se trouve ?tre la ville o? habite tous les personnages des bouquins.?


Nuages durant la travers?e du d?troit de Juan de Fuca et les montagnes de l'Olympic au fond.


Les f?rets des vampires.

Quelques kilom?tres plus loin nous retrouvons la cote Pacifique, encore plus vaste, plus sauvage, plus rectiligne, plus immense, que celle que nous observions pr?c?demment sur l'?le de Vancouver. Cette puret? du paysage est vraiment magnifique.






Fin de journ?e dans les terres, au bord du Quinault Lake. le Lodge du m?me nom sur la rive est splendide, vieille b?tisse avec une belle pelouse parsem?e de fauteuils adirondacks pour ceux qui aimeraient boire un petit Chardonnay face au lac au coucher du soleil. C'est id?al.




Prochaine ?tape : Mount Rainier National Park.

samedi 21 août 2010

Il nous a eclate !

Aujourd'hui, nous devions quitter Victoria, la Colombie-Britannique, le Canada, et revenir sur le territoire US. Tr?s bien ! Soit ! Mais non sans s'?tre fait ?clater par a pilot on duty ? bord d'un des appareils de la compagnie Harbour Air qui sillonne sous nos yeux ?merveill?s, depuis des jours entiers, les cotes que nous visitons !?

Sit?t le petit d?jeuner englouti, nous nous pr?cipitions donc jusqu'au port pour prendre part ? une nouvelle aventure de bon matin. Depuis quelques jours, nous avons eu le temps d'observer les diff?rentes phases de vol de ces avions flottants. Tout d'abord le d?collage qui semble d'une lenteur incroyable, avec un appareil peinant ? prendre son envol. Puis l'amerrissage qui ressemble de l'ext?rieur ? un Piqu? vertigineux vers la mer. Malgr? tout, nous avons surmont? nos appr?hensions et nous nous sommes assis ? bord d'un DeHavilland DHC-3.?

De l'int?rieur, les sensations sont toutes autres. Le d?collage est hyper rapide, l'avion fonce ? la surface des flots et quelques secondes plus tard, sans crier gare, nous sommes d?j? ? quelques dizaines de m?tres au-dessus de la surface. Nous avons commenc? par voler le long de la cote de Victoria ? 200 pieds au-dessus de la mer. Survol d'un premier phare, puis d'un deuxi?me, et l?, boum, notre pilote aper?oit un porte-container croisant non loin de l? dans le d?troit de Juan De Fuca. Il s'est dit "l? je vais les ?clater" et hop, nous voil? parti pour un survol du porte-containers, c'?tait splendide !

Tant que nous survolions la mer, le vol ?tait tr?s doux, sans turbulence. Nous mettions ensuite le cap au Nord et montions jusqu'? 2000 pieds pour survoler les terres jusqu'? Saanich. Survol du port de Saanich, un golf, de petites montagnes, et retour plein. Sud pour un survol de Victoria. Une derni?re boucle au-dessus du port et c'?tait parti pour l'amerrissage. De l'int?rieur, pas de plongeon vertigineux, juste un dernier virage serr? et ? peine le temps de dire ouf que nos patins effleuraient d?j? l'eau. Arriv?e toute en douceur. Vraiment extra comme vol ! Les avions sont ant?-diluviens et la t?le rivet?e affiche un grand nombre d'heures d'utilisation mais l'entretien a l'air d'?tre nickel.?












Remis de nos ?motions, nous faisions une petite marche sur une plage de galets puis nous avalions un hot-dog avant de prendre le ferry pour Port Angeles. Travers?e du d?troit de Juan de Fuca en l'espace d'? peine 2 heures, direction les Etats-Unis. En d?barquant nous nous re-soumettions aux formalit?s douani?res. Le US custom officer avait la classe, il nous a pos? les questions habituelles "Vous voyagez tous ensemble ? Vous ?tes de la m?me famille ?", "A quel a?roport ?tes-vous arriv?s aux USA?", ?"O? vivez-vous?", "Quand repartez-vous?", avant de terminer par un "Merci beaucoup, aurevoir" en fran?ais dans le texte, ?a fait chaud au c?ur ! ?Mise a part cet accueil personnalis?, Port Angeles ne rec?le pas d'int?r?t sp?cial (sauf si on est fan de Twilight apparemment, ce que je ne suis pas).?




Victoria

Il est temps de retourner ? la ville, cap sur Victoria ? l'extr?mit? Sud-Est de l'?le avec un arr?t ? Cathedral Grove au milieu des terres et un autre arr?t ? Nanaimo pour d?jeuner.

Cathedral Grove abrite les plus hauts arbres de l'?le, des pins Douglas, mesurant entre 70 et 80 m?tres de haut et vieux de 800 ans !?




Victoria est une petite ville, pourtant la principale de l'?le, ? l'?me tr?s British avec ses b?timents victoriens et ses quelques maisons en briques. Le b?timent du gouvernement est massif. L'h?tel Empress, recouvert de lierre, a nettement plus de classe. Devant lui s'?tend le port et les pontons des compagnies proposant des Whale Watching Tours ou des liaisons en hydravion entre l'?le et le continent. Un peu plus loin sur la cote se trouve la borne kilom?trique 0 de la trans-canadienne. Nous pensions l'avoir d?j? vu ? Tofino, mais apparemment l'officielle et historique se trouve ici. Une st?le est ?rig?e a la m?moire d'un type emport? par un cancer, et amput? d'une jambe, ayant joint l'Est ? l'Ouest du pays en courant au d?but des ann?es 80. Les fonds r?colt?s pendant sa travers?e all?rent ? la lutte contre la maladie.?


Le soir, s?ance de cin?ma au Cineplex Od?on, nous avons vu "Eat Pray Love", un film avec Julia Roberts assez sympa, bien que class? by myself "film le moins cr?dible de l'histoire du cin?ma parlant".


Le lendemain nous allions faire un tour vers le Nord, jusqu'? Saanich, par la route de la cote, Marina Drive, nous permettant ainsi de voir le gabarit des grosses propri?t?s de bord de mer. Nous nous sommes ensuite attard?s au Butchart Gardens. Du nom d'un industriel ayant fait fortune dans le ciment et qui aimait avoir un beau jardin.






Retour ? Victoria en fin de journ?e, on a un peu cruis? au hasard. Ceci nous a amen? a descendre sur les pontons du port o? se trouve une petite communaut? de houseboats, comprenez maisons flottantes, attirant les touristes. Un phoque nageait dans l'eau du port en attendant qu'on lui jette des harengs.



jeudi 19 août 2010

Pacific Rim

Quelques photos du Pacific National Rim valent mieux que de longues explications visant ? vous convaincre que cet endroit est, ? mon go?t, dans le Top 3 des choses vues au cours de ce voyage.







Island

Le dimanche, nous quittons le continent pour gagner l'?le de Vancouver. Point de d?part du continent : Horseshoe Bay. ?Point d'entr?e sur l'?le : Nanaimo, puis direction Campbell River et encore plus au Nord le Strathcona National Park.

Horseshoe Bay n'est qu'un port terminal de ferry. Il y a une sup?rette, un bistrot et quelques pontons avec une faune marrante de p?cheurs et de type chelous en escale.



Deux jolis bateaux.


Un mec chelou en escale.

Le ferry de la travers?e ?tait extra et m'a fait entrevoir le monde des croisi?res sur paquebot de luxe qui me fascine tant ! Tout est pr?sent ? bord pour contenter les passagers : restos, self service, boutique de souvenirs, marchand de journaux, salle de jeux vid?os, coin jeux pour enfants, lounge plus calme pour ceux qui veulent du calme, cours magistral ? propos de la faune et flore de la cote par un naturaliste sur le pont sup?rieur, deux ponts entiers r?serv?s ? la promenade ext?rieure et d?di?e ? l'observation de la mer. Les 90 minutes de travers?e sont pass?es ? toute vitesse !




Depuis Nanaimo, la route fut plut?t longue jusqu'? Campbell River, les dimensions de l'?le de Vancouver sont immenses. Campbell River est ? 5 heures de route de Victoria (pointe Sud-Est de l'?le, et ne se situe pourtant qu'? la moiti? de la longueur de l'?le). Quarante-cinq minutes apr?s Campbell River, encore un peu plus au Nord-Ouest, nous attendait le Strathcona Lodge en plein c?ur du Strathcona National Park. Toujours spectaculaires ces paysages de lacs aux couleurs hallucinantes, surplomb?s de montagnes couvertes de r?sineux. A cet endroit, les plus hauts monts de l'?le sont visibles, et notamment le Marble Peak, haut de 1768 m?tres. Le soir, nous ?tions r?gal?s de saumon frais et de mo?lleux au chocolat au resto du Lodge par un chef que l'on nous a dit fran?ais.


La vue de la chambre sur le lac.


De l'eau claire comme de l'eau de roche.


Et toujours ce paysage pur.


Le lendemain, nous quittions le parc apr?s ?tre avoir jeter un oeil aux Lady Falls au bout d'un trail comme ils en existent de tr?s nombreux. Nous revenions sur nos pas jusqu'? Campbell River o? la pause d?jeuner pris la forme d'un full commitment ? l'American (ou Canadian c'est pareil) way of style avec successivement une visite du Wall-Mart et un passage au McDo (quarter pounder with cheese ou double quarter pounder with cheese, telle est la question). Une canadienne native du Qu?bec, mais ?migr?e vers l'Ouest il y a plus de 30 ou 40 ans, nous a caus? quelques minutes, puis nous a m?me offert un souvenir alors que nous la recroisions au volant de sa voiture sur le parking. Rencontre marrante.

Campbell River - Qualicum Beach, puis travers?e de l'?le plein Sud, avant de remonter Nord-Ouest le long du Pacific Rim jusqu'? Tofino. Nous pensions arriver dans une jolie petite station baln?aire proprette, manifestement nous avons trop fr?quent?s Key West. Tofino, c'est ambiance ville de p?cheurs, bout du monde, le grand Pacifique devant soi. Ce qui ne la rend pas moins int?ressante ou attirante, il faut juste s'acclimater ? la brume locale et ? l'atmosph?re si particuli?re.


La vue de la chambre sur une des marinas de Tofino.


L? o? le bitume s'arr?te, l'aventure continue en hydravion.


Ce ponton perdu dans la brume, les pieds dans le Pacifique, marque l'extr?mit? Ouest de la trans-canadienne reliant Saint Jean de Terre Neuve ? Tofino.


mardi 17 août 2010

Biatch

Samedi is ringing et nous quittons Vancouver pour gagner Whistler, ville olympique et grosse station de sports d'hiver de la r?gion. Notre ascension vers les cimes se fait au doux son de NTM dans la voiture ce qui explique une partie du titre de ce post.

Sur le chemin s'?tend le Garibaldi National Park offrant quelques jolis points de vue sur un lac par ci, une for?t par l?, ou encore une Water Fall d'un fort beau gabarit.


Whistler, disais-je donc, est une une station de sports d'hiver assez pris?e en hiver... mais aussi en ?t? ! Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu'? notre arriv?e au Whistler Village, nous tombions sur des hordes de jeunes gens, dont un bon nombre avait visiblement eu ? traiter avec un braqueur de t-shirts (car ils se baladaient tous torse-nus), adeptes du mountain bike ? en juger par leur accoutrement. Comme toujours, nous notions que quelle que soit la discipline dans laquelle les locaux se lancent, ils s'y jettent ? l'unique condition d'?tre ?quip?s comme des professionnels ? la pointe de la dite discipline ! Super casques, super protections, super v?los, tr?s impressionnant.


Les infrastructures du village aussi ?taient tip-top, les Jeux Olympiques ont sans doute permis (ou exig?s) que tout soit remis ? l'ordre du jour. C'est super clean. Sur la place du village, gros DJ contest ? l'occasion de la comp?tition de mountain biking, la folie ?tait ? son comble. On se serait cru durant un spring break ? Cancun, version montagnarde. J'exag?re ? peine. Nous nous sommes assis un peu par hasard ? la terrasse du resto La Bocca sur la place principale, au centre de l'agitation. La musique, r?gl?e sur 123 d?cibels, a fini par avoir raison de nos tympans ! Nous aurions imagin? un repas un peu plus calme !


Les sponsors affluaient autour de l'?v?nement, sans compter les revendeurs de matos, tous mont?s de la vall?e avec la R12 et les plaquettes commerciales ? l'arri?re pour pr?senter leur savoir-faire sous des tentes dans les all?es du village. Les sponsors avaient aussi embauch? quelques biatchs de magazines (voil? qui explique l'autre partie du titre de ce post) pour distribuer frisbees, canettes d'energy drink, ?chantillons de d?odorant "adr?naline" (v?ridique), porte-cl?s, etc.


?videmment nous ne nous sommes pas trop attard?s non plus en ces lieux. Nous avons pr?f?r? poursuivre notre route sur ce beau site montagneux en empruntant la route faisant le tour de la vall?e jusqu'? nous amener sur les rives idylliques du Nita Lake. Le Lodge du m?me nom nous y attendait et apr?s avoir d?pos? nos valises, c'est ? pied que nous repartions nous promener autour de deux lacs. Le Nita Lake et l'Alta Lake. Excellente ballade marquant un retour ? la s?r?nit? plus en ad?quation avec les lieux !


Le soir, nous d?nions au Lodge face au lac, au son sympathique de la voix d'une petite chanteuse accompagn?e de sa guitare s?che, et guid?s pas ? pas dans nos choix gastronomiques par les conseils d'une waitress tr?s enthousiaste et rigolote. Sur la terrasse, j'ai pris en photo le barbecue qui me semble ?tre, une fois encore, le mod?le de comp?tition !


Fin de journ?e en toute qui?tude sur le ponton. Comme disait l'autre : "Mais qui je g?ne ?".


Et pour la petite histoire, sachez qu'un mariage ?tait c?l?br? sur ce ponton 15 minutes avant que je prenne cette photo. Sympa comme cadre !

lundi 16 août 2010

That is simple, simple as good.

Le vendredi, exit la city, direction les hauteurs de Vancouver North District et le d?part du t?l?ph?rique emmenant petits et grands sur le sommet de Grouse Mountain, ? 1200 m?tres d'altitude pour un fantastique overview de la r?gion.


Au sommet le soleil brille, le ciel est bleu, il fait chaud, tout est donc en ordre pour une petite marche. Les canadiens, largement assimilables aux ricains dans leur lifestyle, ont besoin de leur dose d'entertainment ? chaque seconde. Ainsi un staff (sorti d'on ne sait o?) propose des animations et spectacles d?di?s ? la faune et flore environnante. Nous zigzaguons donc au travers de ces "mountain shows" pour tenter de se retrouver seuls face ? la montagne. Il est comme ?a le citoyen du Vieux Continent, tout en retenue, il int?riorise. Il est en vacances et faut pas le faire chier en lui demandant 50 fois en 2 heures comment il se sent et ce qu'il a pens? de ce qu'il vient de faire. ?a suffit d'?tre forcer de s'exprimer ? tout bout de champ, de donner son ressenti sur tout et n'importe quoi, un peu de tenue que diable. Bref. L'heure ?tait ? contempler, en silence, le paysage environnant.

Premi?re constatation, face au plan des pistes, toutes les pistes sont ferm?es.


Deuxi?me constatation, ces remont?es m?caniques manquent de neige.


Troisi?me constatation, l'industrie fran?aise n'est pas morte. Encore une fois, POMA, le made in Grenoble M?ssieur !, du Chili au Canada en passant par les Alpes, les bons ne s'y trompent pas et font confiance aux sp?cialistes. Les mod?les install?s ici ne sont pas d?brayables, ce n'est pas donc pas la Rolls en la mati?re mais ?a fait d?j? plaisir.


De notre belv?d?re, la vue sur la plaine, et donc la ville et les bras de mer, est saisissante. Au loin Vancouver Metropolitan Area...



... et devant l'Ours. Se terrant dans les sapins face ? nous, un panneau nous invite ? ne pas trop aller le chercher. Ce que nous f?mes bien volontiers d'ailleurs.


Nous avons pr?f?r? nous r?fugier dans une activit? hautement spirituelle (un peu ? la sauce bouddhiste) qui est le comptage de sapins. Ils recouvrent tout ce que l'oeil peut voir mais combien sont-ils au juste ? Quelqu'un s'est-il simplement d?j? donn? la peine d'en faire l'inventaire ? Nous aurons eu le m?rite de d?marrer le compte, ? charge aux locaux de le continuer, apr?s tout ils devraient se sentir davantage concerner que nous.


Sur le chemin du retour en ville et ? la Raison, nous nous arr?tions bri?vement au Lynn Canyon, tr?s bel endroit, mais sans doute un peu trop accessible puisque croulant sous des meutes de gens en proie ? un peu d'eau fra?che venue de la montagne.