Epuisant le week-end. Je l'ai pass? ? emballer mes affaires. Ensuite la strat?gie fut de tout emmener au boulot pour faire place net dans mon appart. J'ai pu g?rer deux allers/retours avec mon v?lo en ayant des trucs en bandouli?re et en ?quilibre sur le porte-bagages ou sur le guidon... mais pour les trois caisses les plus lourdes aux larges dimensions, j'ai ?t? oblig? d'attendre le renfort de deux bonnes ?mes. Nous nous sommes retrouv?s ? porter ? bout de bras ce lourd chargement dimanche soir ? 1 heure du matin dans les rues d?sertes... ?pique. En fait, nous n'avons fait que 200 m?tres avec notre chargement sur les bras. Ensuite on s'est mis en stand-by au bord d'une grande avenue pour heller un taxi. Il a bien du halluciner d'ailleurs le taxi driver de voir 2 jeunes ?trangers et une chinoise en train de d?m?nager en pleine nuit. Deux cartons dans le coffre, le dernier (aussi le plus long et le plus lourd) gliss? par la fen?tre sur la banquette arri?re et zou ! direction le milieu de la zone industrielle pour d?poter la came. On ne l'a pas aid? ? se construire un r?f?rentiel de l'occidental qui tient debout sur ce coup l?. Et encore, monsieur taxi driver n'?tait pas au bout de son ?tonnement puisque rendu au boulot, il aura vu 3 personnes bondir de la bagnole, s'emparer des cartons, crocheter le portail ? l'ancienne pour ne pas r?veiller le gardien, s'engouffrer dans un b?timent qui baigne dans le noir et revenir fatigu?s et bien morts de rire quand m?me.

De retour dans cet appartement vide de mes personal belongings ou presque, je m'assurais que ce qui restait sous mes yeux tiendrait dans mes 2 sacs de voyage. J'ai bien fait de v?rifier car en fait ?a ne tenait pas, donc ce matin, j'ai amen? ce surplus pour le caser dans les cartons transbahut?s la veille au soir. Normalement je ne devrais pas ?tre trop mal maintenant. Le plus gros sac de voyage est d?j? boucl?, il ne me reste plus que quelques fringues ? compresser/bourrer dans l'autre sac, c'est jouable. Par contre, c'est tr?s lourd.

Autre sensation du week-end : la d?couverte d'un mini-Rungis au milieu d'une rue anodine, encore un truc compl?tement incongru, incompr?hensible. On faisait un tour ? pied samedi soir en sortant du resto et nous sommes tomb?s sur une cinquantaine de fermiers/producteurs squattant le pav? d'une avenue, avec leurs camions et moto-cariolles, entre minuit et une heure. Visiblement, les gars s'installaient tout juste, ils avaient ? vendre des bottes d'herbes en tous genres, de grosses courges, des comcombres, des tomates. Marrant mais bizarre.