Antoine Online

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samedi 30 septembre 2006

"You are my mission"

Hier soir entre 19h et minuit, je pense qu'il s'est dit tellement de choses palpitantes qu'il serait dommage de ne pas en faire profiter la terre enti?re.

18h30, j'allais rendre visite ? Benco, qui se trouvait en transit entre la Koutoubia et la Fifth Avenue. D?cision fut prise d'aller d?ner assez t?t dans un petit resto de l'avenue de Wagram, juste sous la place des Ternes. Nous f?mes accueillis l?-bas par une "immunit?", entre temps, notre ami Le Sicilien s'?tait invit? ? la "party". A quatre dans ce resto, nous mangions ? notre faim. ?a, c'?tait fait comme on dit.

En quittant la table, le team s'est restreint ? deux personnes, en l'occurence Le Sicilien et moi-m?me. Il nous fallait continuer de tricoter le programme de cette soir?e. Apr?s avoir envisag? d'aller admirer la derni?re acquisition Hi-Tech de mon camarade, chez lui, un ?clair d'initiative autrement plus ambitieuse nous traversa et voil? que nous ?tions en route pour un cin?ma (un Gaumont bien s?r, puisque l'UGC est banni ? vie dans la t?te du Sicilien, ces messieurs de l'UGC lui ayant jou? un mauvais tour... vilaine histoire de carnets de places de cin?ma ? date de p?remption pr?coce si j'ai bien compris...). Nous visions le film World Trade Center. Il ?tait 20h30.

En chemin, en remontant l'avenue de Wagram, nous observions 2 bagnoles gar?es en vrac sur un bout de trottoir devant une porte de garage. Il s'agissait d'une Bentley et d'un Porsche Cayenne Turbo... Ecologique la caisse : Porsche Cayenne Turbo, V8 4.5L 450ch, consommation urbaine 21.9L/100km. Cette vision me faisait dire qu'il devait y en avoir pour pas loin d'un million et demi de francs n?gligemment gar?s l?. Ceci r?veillait la fibre humaniste du Sicilien qui posait alors la question suivante : combien de temps peut vivre une personne ayant un train de vie des plus modestes avec une somme d'argent ?quivalent au prix du Cayenne ?

Sachant que celui qui se trouve sous le seuil mondial d'extr?me pauvret?, d?fini par la Banque Mondiale, vit avec moins d'un dollar US par jour (1.1 milliards de personnes en 2001) ; que celui qui se trouve sous le seuil de pauvret? mod?r?e vit avec moins de deux dollars US par jour (2.7 milliards de personnes en 2001) ; que le RMI fran?ais pour une personne seule s'?tablit un petit peu au-dessus de 400 euros par mois ; la r?ponse est assur?ment : longtemps. En admettant qu'il soit possible de vivre d?cemment avec les 400 euros et quelques mensuels du RMI, le Cayenniste aurait pu craquer un billet de 5000 pour s'acheter une Logan et continuer de vivre pendant 18 ou 19 ans avec le reste de l'enveloppe qu'il avait initallement destin?e ? l'achat de son 4x4 Porsche. Bien s?r, ceci moyennant quelques sacrifices... comme cesser de vivre dans un 200 m?tres carr?s avenue de Wagram par exemple.

Face au cin?ma, prochaine s?ance pour WTC : 21h45. Bien, que faire pour patienter ? Aller au Virgin. Mais non sans prendre nos places auparavant, histoire que nous ayons ? revenir seulement ? l'heure de la s?ance et pas une minute avant. Le caissier me voit se pr?senter face ? lui et me lance un : "Hablas espa?ol ?"... H?h? claro que si ! Non en fait, je lui ai demand? d'o? sortait-il cette question incongrue. Il para?t qu'il lui avait sembl? m'entendre parler espagnol. Bon, il a eu le droit ? son "Muchas Gracias" en guise de clin d'oeil lorsqu'il me rend?t la monnaie ; et nous filions au Virgin.

Acheter un livre d'?conomie ?crit par un Monsieur Cohen. ?a faisait un peu court comme r?f?rence pour que nous puissions le trouver seuls. Nous nous adressions ? un "Virgin Staff" qui apr?s consultation de son ?cran d'ordinateur nous annon?ait : "Le probl?me, c'est que des bouquins d'?conomie ?crits par des Cohen, vous pensez bien qu'il y en a des caisses ! Savez-vous quand est-il paru ?". Indeed, des caisses certainement. Mais en septembre 2006, il n'y en eu qu'un ? para?tre. C'?tait le bon. A l'?tage des CD, les fen?tres ?taient ouvertes.


Vue des fen?tres ouvertes


Puis on s'est attard? au rayon des accessoires pour iPod pour faire la d?couverte que pas un seul d'entre eux n'est vendu sous la barre psychologique des 29.90 euros. Et quand on voit une coque de protection en plastique souple d'iPod nano ? 29.90 euros, on se dit que la marge doit ?tre confortable. Le Sicilien et moi avons une bonne id?e du co?t des pi?ces plastiques inject?es dans un LCC (Low Cost Country), et ?a m'?tonnerait grandement que cette coque de protection revienne ? plus de 30 centimes d'euro l'unit?, et encore on vise d?j? tr?s tr?s large. Disons 40 centimes pour couvrir les co?ts fixes et le prix de l'outillage. Allez on ajoute entre 10 et 20 centimes pour l'emballage et les frais de transport, ?a fait un co?t de revient entre 50 et 60 centimes. Allez, m?me si on le majore ? 1 euro, il n'en reste pas que le vendre ? 30 euros ?quivaut ? faire une marge de 2900%. Pas mal.

La fixation du prix ne s'est donc pas faite en fonction du co?t de revient du produit mais plut?t sur la propension ? payer du consommateur pour un acessoire de lecteur MP3 branch?. Le vendeur conna?t parfaitement le prix maximal que l'acheteur est pr?t ? payer. Quand on ach?te un iPod, on ach?te avant tout un concept. Et pour habiller ce concept, il semble que les gens soient pr?ts ? mettre jusqu'? 30 euros pour le prot?ger. C'est la discrimination par le prix.

Retour au cin?ma ! Je fais un pit-stop aux toilettes et tombe face ? un gars qui incite les hommes ? utiliser les toilettes des femmes pour d?congestionner les toilettes hommes. Je me fais influencer et utilise les toilettes femmes qui ?taient vides. Moment de solitude : au milieu de l'action, j'entends trois dames qui entrent et qui se postent derri?re ma porte. Je sors, dignement, sans baisser la t?te, en affrontant leurs regards constern?s qui me jugent.

Le film se passe. Y'a de bons clich?s ? la ricaine. Forc?ment nous sommes devant un film avec Nicolas Cage. Le milieu du film est un peu lent, avec des sc?nes de flashback, je suppose qu'il fallait rendre la longueur de l'attente subie par les deux policiers ensevelis avant l'arriv?e des secours. Le personnage du Marine m'a beaucoup plu. Le mec habite dans un ?tat voisin, et regarde l'effondrement des tours ? la t?l?. Il va se receuillir quelques instants ? sa paroisse et rencontre le cur? ? qui il dit :
- Je dois aller l?-bas pour les aider mon p?re.
- Vous ne passerez pas, les routes sont bloqu?es. Mieux vaut ne pas ajouter ? la d?sorganisation qui r?gne.
- Mais je l'ai entendu... (en regardant la croix) c'est LUI qui me dicte d'aller l?-bas.
- Alors il vous faut l'?couter.
Et voil? le Marine parti chez le coiffeur pour se faire rafra?chir un peu la boule et adopter un look un peu plus "US Marines". Puis il enfile son uniforme kaki et part pour Manhattan. Il se joue des barrages policiers en pr?textant que sa compagnie de Marines est d?j? sur Ground Zero pour chercher d'?ventuels rescap?s. Les policiers le croient et le laissent passer. Voil? comment le Sergent Chef Karnes se retrouve seul sur les ruines du WTC, ?quip? de sa MagLite, ? beugler :
- Nous sommes les US Marines, si vous m'entendez : criez ou tapez !

Ensuite un autre militaire le rejoint et voil? qu'ils arpentent ? deux la montagne de d?bris jusqu'? entendre Will Jimeno, enseveli quelques m?tres au-dessus de John McLoughlin, frapper une canalisation d'eau. Jimeno est heureux de voir des mecs qui vont le sortir de l?, lui et son sergent pr?f?r? (McLoughlin alias Nicolas Cage). D'autant plus heureux qu'il commen?ait ? s?rieusement d?railler, en effet il commen?ait ? voir J?sus devant lui dans un halo de lumi?re en train de lui tendre une bouteille d'eau.

Les deux Marines se concertent alors et concluent que s'ils se barrent pour aller chercher du renfort, ils ne retrouveront probablement jamais Will et John. Ils utilisent donc un cellphone pour alerter les secours. Jimeno qui sentait que les Marines tenaient des messes basses ? la surface beugle alors :
- Vous n'allez pas partir hein ??? Vous ?tes l? pour nous sauver, pas vrai ???
Le Sergent Chef Karnes a vite fait de rassurer Jimeno par un magistral :
- I am a US Marines, and YOU are MY MISSION !!!
?a claque. Avec ?a, Jimeno est content. McLoughlin a toujours les genoux ?crabouill?s quelques m?tres sous Jimeno et a un peu de mal ? prendre part ? la discussion. Tout est bien qui finit bien, les secours arrivent et tirent tout le monde de l? apr?s des heures et des heures d'effort. Une ?ni?me petite r?plique mythique a lieu entre le Sergent Chef Karnes et un secoursite venu en renfort :
- Got a name Marine ?
- Staff Sergeant Karnes.
- Got something a little shorter ?
- Staff Sergeant.

Et puis la sc?ne ultime lorsque les secouristes r?ussissent enfin ? remonter John McLoughlin ? la surface dans un brancard. Il y a une haie de secouristes qui font passer le brancard de main en main et alors que certains applaudissent, on entend chaque secouriste glisser un mot ? John : - Good to have you back John !
- Going home John !
- Welcome back John...

Jimeno demande quand m?me o? sont pass?es les tours... et le Marine dit en contemplant les ruines : "Il nous faudra du temps pour venger tout ?a". Voil?, je pense avoir bien d?truit le film. Et pourtant je l'ai trouv? pas mal du tout ! lol.

Retour ? la maison apr?s la s?ance. Passage devant la statue du G?n?ral sur fond de Grand Palais.



Et alors que nous passions en revue les expos du moment avec le Sicilien, celui-ci se fendait d'une ultime vanne ? l'?vocation de l'expo Le Titien au Luxembourg :
- Le Titien, c'est Milou non ?

... Wahou. Puissant.

jeudi 28 septembre 2006

Made in China

J'imagine qu'un certain nombre d'entre vous n'ont pas une id?e bien pr?cise de ce ? quoi ressemble l'industrie chinoise classique. J'emploie "industrie classique" par opposition ? "industrie de pointe" ou "industrie de haute technologie". Les quelques photos qui suivent vous montreront les usines que vous pourriez voir en vous promenant dans les campagnes de la r?gion de l'embouchure du fleuve YangTze (Sud de la province du Jiangsu, ? quelques dizaines de kilom?tres de Shangha?).

J'ai toujours d?crit les choses comme ?tant proche de l'ambiance de Germinal : conditions dangereuses, ?quipements de s?curit? inexistants, atmosph?re de travail abominable... Quand je vois travailler ces ouvriers, je me demande de combien peut ?tre leur esp?rance de vie. Alors rassurez-vous, tout n'est pas comme ?a, d'autres sites industriels sont b?tis sur des normes internationales et renvoient une bien meilleure image, mais il faut bien ?tre conscient que les ateliers pris en photo se d?nombrent par centaine dans cette plaine industrielle.

Ces usines sont la plupart du temps ouvertes aux quatre vents. En hiver, il r?gne ? l'int?rieur la m?me temp?rature qu'? l'ext?rieur, c'est-?-dire une temp?rature proche de 0?C. Les ouvriers et ouvri?res travaillent emmitoufl?s de doudounes, cagoules, gants... En revanche dans les ateliers o? sont plac?s des fours, l'atmosph?re est suffocante hiver comme ?t?.

mercredi 27 septembre 2006

In Memoriam


Et voici que voil? une nouvelle vid?o faite ? la va-vite, encore une fois tr?s mouvement?e, d?sol?. Il s'agit d'une descente de Champs-Elys?es nocturne en roller. En souvenir des deux ann?es (de janvier 2003 ? novembre 2004) pass?es ? arpenter le pav? ultra-r?guli?rement avec mon ami G?raud. La descente des Champs faisait souvent partie de notre parcours ? cette ?poque, ne serait-ce que pour le pic d'adr?naline que procure la plong?e ? fond les ballons dans le souterrain du parking George V. Les dalles lisses et le large trottoir sont propices ? la vitesse, au trac? de jolies courbes, au slalom entre les grilles d'arbres, les lampadaires, les passants et les bancs. Et puis donc avant tout, ?videmment... parce que ?a descend.

En suivant le lien que voici, vous trouverez la version "Steppenwolf".

mardi 26 septembre 2006

?a va pas ?tre possible


Ce mardi soir, alors que je passais en haut des Champs, je tombais sur une troupe de badauds encerclant un groupe de trois dance-breakeurs. Plut?t sympa l'animation, les touristes avaient l'air d'?tre fans. Et tout d'un coup c'est le drame, six bleus se pointent et mettent un terme ? la f?te. Ils se sont fait huer. C'est certain qu'il ?tait plus facile de demander aux trois larons de plier bagages plut?t que de courir apr?s les voleurs de portables et autres pickpockets. La police, elle est comme tout le monde en fin de journ?e, elle se charge des dossiers faciles...

Il est venu le temps des cath?drales

Ce week-end, j'?tais en Haute-Normandie, en Seine-Maritime plus pr?cis?ment, entre Rouen et Amiens concr?tement, ? Aumale pour dire les choses franchement. Et je suis pass? voir la cath?drale d'Amiens, superbe !


Haut les mains !

Monsieur Hu fait le m?nage et c'est Monsieur Chen qui mange la poussi?re !
Le sain d?veloppement de Shangha? ?tait trop beau pour ?tre vrai.
"Le chef du PCC de Shangha? chute sur un scandale financier"
(article du Monde du 25 septembre 2006)

vendredi 22 septembre 2006

En vrac...

Quelques images + une vid?o + un son de ces derni?res semaines juste comme ?a, pour se distraire.

Mercredi 2 Ao?t 2006

A 22h18, dans le fond du jardin, une s?quence sonore en hommage ? "Tr?s Chasse" (et Gad aussi).

Dimanche 27 Ao?t 2006


Sunset sur Salt Lake City, son a?roport au milieu de la plaine et le lac sal? ? l'horizon.


Dans les rues de Salt Lake City ? fond la caisse !


Dans les rues de Salt Lake City ? fond la caisse ! (bis)


Lundi 11 Septembre 2006


Naissance d'un fanfaron sur les quais de Seine.


Jeudi 21 Septembre 2006


De beaux immeubles et un ciel bleu pur pour une soir?e d'?t? indien.

jeudi 21 septembre 2006

C'est d?gueu

Bon. Hier, il m'?tait arriv? une petite m?saventure comme il en arrive dans les villes sales. Devant le caract?re exceptionnel de l'?pisode, j'avais renonc? ? en faire un sujet de post. Mais ce soir il m'en est arriv? une autre dans le m?me genre, la coupe est pleine. Il faut que je parle.

Que m'est-il donc arriv? ? 2 reprises en l'espace de 24 heures ? Attention, je vais le dire vite, parce qu'on ne va pas en faire tout un plat, mais c'est quand m?me important que je vous fasse part de mon d?sarroi. Hier soir, j'ai march? dans une crotte de chien (du pied droit). Ce soir, sur le trottoir ? 20 m?tres de la porte de chez moi, j'ai march? sur une serviette hygi?nique (avec le m?me pied droit qu'hier). C'est d?gueulasse.

Que les chiens fassent leurs besoins dans les rues, en dehors des bacs ? sable pr?vus ? cet effet, ?a peut s'envisager. Que leurs ma?tres ne daignent pas ramasser les d?jections de leurs petits copains canins, ?a se con?oit d?j? un peu plus mal. Mais que je commence ? retrouver des serviettes hygi?niques sur mon trottoir, alors qu'aucune poubelle d?chir?e ne se trouve aux alentours, ?a j'ai du mal ? le comprendre.

Des choses pas bien ragoutantes, en Chine il y en avait. Mais ? l'?tranger, on a d'une part un seuil de tol?rance beaucoup plus ?lev? qu'? l'accoutum?e, et d'autre part, ?a fait exotique. Et puis on ne peut pas dire qu'? Paris les gens ne sont pas sensibilis?s ? la cause environnementale, la mairie lance r?guli?rement de bonnes campagnes d'affichage. Je dis donc qu'il semble que sur la base de mes derni?res 24 heures, la r?putation de compl?te impropret? de la ville soit parfaitement fond?e.

dimanche 17 septembre 2006

Delirium Room

Ce matin, nous n'avons pas pris nos gouttes... voil? le r?sultat.



jeudi 14 septembre 2006

Si j'?tais Pr?sident de la R?publique

Je viens de passer les 48 derni?res heures dans un trip du genre "Violence des ?changes en milieu temp?r?", ceux qui ont vu le film comprendront que j'?tais donc en d?placement dans une PME ? plus de 3 heures de train de la capitale, plein Sud. Cette r?gion ne m'est d'ailleurs pas d?sagr?able, j'y ai toujours ?t? accueilli ? bras ouverts et ? chaque fois que je me rends l?-bas c'est un peu comme si j'?tais en vacances.

Ainsi j'aurai pu appr?hender cette plong?e professionnelle de mardi matin ? mercredi soir. Coucher ? l'h?tel dans une campagne perdue m'aurait sacr?ment torpill? le moral. Mais en fait, point de souffrance, puisqu'il y avait ce joyeux bol d'air de la soir?e du mardi chez A&L, accompagn? d'une longue nuit pass?e dans une chambre dont je vais d'ailleurs bient?t devoir rendre les cl?s pour cause de survol de cigognes. Mine de rien, c'est vrai qu'on dort paisiblement dans un voisinage calme o? le dernier bruit se fait entendre sur les coups de 22 heures. C'est tout ? fait le genre de climat propice ? l'oubli total de l'agitation habituelle. L?-bas, j'oublie pour quelques heures d'avoir la bougeotte. On peut rester toute une soir?e au repos sans avoir l'impression de louper quoi que ce soit ailleurs.

Je reviens ? la motivation professionnelle de cette escapade. Bri?vement, il s'agissait d'aller d?fendre quelques id?es face ? un sympathique patron d'un groupe de PME qui exerce un contr?le rapproch? sur absolument tout ce qui se pr?sente ? l'entr?e de "sa maison". ?a s'est plut?t tr?s bien pass? et nous sommes repartis avec beaucoup de choses ? faire pour ces prochaines semaines. Mais, autant lorsqu'on est entour? d'amis on peut trouver un certain charme ? l'?loignement subi de son domicile, autant lorsque nous ?tions ? bosser dans les murs de notre h?te industriel dans la journ?e, je me disais : "wow... on est quand m?me loin de tout...". Les mecs qui nous ont emmen? manger mercredi midi au resto du coin n'ont pas arr?t? de parler gastronomie locale. En vrac, comment faire une omelette aux truffes ? comment r?colter de la truffe ? comment d?couper une vache ? comment ramasser des champignons dans les environs ? comment utiliser une sur-production de tomates de son jardin ? etc, etc. Des questions dont je n'entends d?battre qu'ici en somme. Et ensuite voil? qu'un des mecs se mettait ? nous parler de son potager.

?a m'a fait marrer car ceci m'a rappel? qu'il y a quelques jours, j'expliquais ? mon ami Ludvik! que j'attendais avec angoisse la jour o? un switch s'op?rera dans ma t?te et me fera dire : "Tiens aujourd'hui j'ai envie de planter des tomates dans mon jardin." (Il faut d?j? en avoir un de jardin) Je ne sais pas si vous avez remarqu? mais il y a quand m?me pas mal de monde qui, une fois bien install? dans la vie, se met un jour ? vouloir r?colter des tomates et ? avoir des envies de potager. L'id?e me para?t aujourd'hui compl?tement saugrenue, et je vois beaucoup plus de contraintes que de satisfaction ? faire pousser des tomates chez soi, et pourtant... et pourtant il faut bien s'attendre ? ce que cette ?trange envie nous assaillisse aussi un jour. Planter un arbre, ?a je ne dis pas, c'est cool. D'ailleurs y'a un mec qui a dit que pour r?ussir une vie il fallait ?crire un livre, faire un enfant et planter un arbre. Mais des tomates... vraiment j'ai du mal ? saisir le concept. Ceci reste donc une ?nigme et je m'interroge sur les conditions qui font qu'un jour on se l?ve avec une envie de d?marrer son propre potager. Il n'en reste pas moins que Ludvik!, une fois remis de sa crise de rire provoqu?e par mes r?flexions, valide le fondement de mon angoisse. Et merde je me suis ?gar?.

Jusqu'? pr?sent je disais donc :
1) Que m?me si on est ?loign? de son habitat habituel, on peut tr?s bien le vivre de mani?re relax ? condition d'?tre entour? de quelques amis.
2) Et qu'on se sent, en revanche, facilement loin de tout et paum? lorsqu'on se retrouve ? travailler au milieu de la campagne sans plus aucun ami autour de soi. Et ce ind?pendamment du fait que la dite campagne soit jolie ou pas.

C'est en partant de ce deuxi?me point qu'on appr?cie alors par-dessus tout le retour chez soi. En l'occurence les 3 heures de train qui me ramen?rent ? Austerlitz. Pour ?teindre la douleur de ce trop long voyage pris sur mes heures de repos, je commen?ais par dormir une petite heure. Puis je terminais un bouquin durant la deuxi?me heure (Mr China - Comment perdre 450 millions de dollars en Chine apr?s avoir fait fortune ? Wall Street - de Tim Clissold, je le recommande, c'est excellent), avant de ne plus me concentrer sur rien d'autre que le paysage qui d?filait dans la nuit ? l'horizon derri?re la vitre. Enfin paysage est un grand mot, disons plut?t que j'observais les lumi?res et les lueurs au loin. Sans compter les trains qui nous croisaient. Et face ? ce spectacle, j'eus ? peu pr?s un souvenir et une r?flexion.

Le souvenir : durant un trajet nocturne aussi, ? l'avant d'un bus japonais, entre Narita Airport et Tokyo. Il y avait cette m?me sensation que localement autour du bus, il n'y avait absolument rien ? voir ou ? faire ; mais que plus loin partout autour de nous juste avant l'horizon, ?a grouillait de vie. Les lumi?res ?taient l? pour t?moigner d'une activit? continue malgr? l'heure tardive.

La r?flexion : si j'?tais Pr?sident de la R?publique et que je prenais ce train, je serai vachement heureux "d'administrer" un pays o? les flux de voyageurs sont permanents par le rail, par la route, par les airs gr?ce ? de belles infrastructures modernes. En observant toutes ces lumi?res de villes au loin, je serai fier de voir que le pays que je dirige a un pouls qui bat fort en permanence. Je serai content de voir qu'il y a de l'?lectricit? partout autour de moi pour que mes concitoyens puissent continuer de travailler et de contribuer au rayonnement du pays dans le monde. Enfin je serai assez satisfait de savoir que si quelque chose ne me pla?t pas dans ce train, je peux tout de suite abuser de mon pouvoir en appelant le directeur des trains pour lui demander s'il ne se foutrait pas un peu du monde en offrant un service "bien mais pas top" aux usagers qui sont aussi potentiellement mes ?lecteurs.

...Et puis ensuite je suis arriv? chez moi et j'ai mang? du poulet au curry avant de me coucher. Demain j'irai reparler avec mes coll?gues au bureau de cette escapade intemporelle chez un patron de PME qui nous parlait aussi brutalement et sinc?rement que "H? les mecs, faut se bouger l? maintenant, faut que ?a aille vite o? sinon nous n'aurons d'autres choix que d'alourdir encore un peu le plan social !". LOL.

mardi 12 septembre 2006

La Lucha sigue

Ce soir, j'ai d?n? chez un traiteur chinois. C'est la premi?re fois que je remangeais de la nourriture chinoise depuis que j'ai quitt? la Chine. 52 jours.

Et puis sinon on a un souci. Et oui, je viens de percuter que je me l?che un peu trop. J'ai comme qui dirait mis quelques coups de fusil dans mon portefeuille r?cemment. Le constat est sans appel : j'ai gard? mon train de consommateur chinois. C'est-?-dire qu'il faut bien se souvenir qu'il y a encore peu de temps, tout ?tait accessible, que chaque d?sir pouvait ?tre combl?, que les envies n'?taient pas mod?r?es, qu'il n'y avait pas de retenue. Tout pouvoir se payer pendant des mois et des mois, ?a d?forme assur?ment.

Donc l?, de retour, vas-y que c'est la f?te : resto 4 fois par semaine (?a reste encore moiti? moins qu'en Chine d'ailleurs), bars, cinoche, places de concert, activit?s sportives, week end, etc... et puis en fait, l'euro est une r?alit?. En euro, tout co?te plus cher qu'en yuans forc?ment. Les prix sont ? peu pr?s les m?mes, mais la monnaie a chang?. Apr?s cette envol?e de mon pouvoir d'achat pendant quelques temps ? l'autre bout du monde, me voil? revenu face ? une dure r?alit?.

lundi 11 septembre 2006

Quand j'allais au boulot ? v?lo

Voici, en vid?o, la majeure partie du trajet ? v?lo que j'effectuais de f?vrier 2005 ? juillet 2006 pour aller au boulot. Cette vid?o date du 19 juillet 2006, d?sol? ?a secoue beaucoup, pas simple de p?daler tout en tentant de contr?ler le cadrage... j'ai essay? de coller par-dessus une belle musique pour compenser, j'esp?re que ?a vous plaira.

La vid?o p?se 6,5 Mo et dure 4 minutes et 11 secondes. Son visionnage requiert Quick Time.

dimanche 10 septembre 2006

Sim City

Tous ceux qui ont d?j? jou? ? Sim City savent que d?filent des messages dans un bandeau durant le jeu. Tant?t pour informer le joueur d'une manifestation imminente dans un quartier de la ville et tant?t pour se faire le simple relais de la vie citoyenne de la cit?.

Ces messages m'ont toujours fait rire. C'est du genre : "L'Amicale des Boulistes du quartier de la rose organisera un tournoi intercommunal sur son terrain le 24 mai." ou "Le mus?e de la Poup?e informe ses visiteurs de ses nouveaux horaires d'ouverture : lundi-vendredi 10h-17h, week end 10h-15h", etc. Des messages assez "pittoresques" dans l'ensemble.

Cela m'amusait donc, dans le jeu. Jusqu'au jour o? je me suis mis ? pr?ter attention au panneau d'information de la Ville de Paris dans les rues de la capitale. Depuis ce jour, mon amusement s'est transform? en fascination. La r?alit? d?passe le monde virtuel des Sims. Ce matin : "La mairie rappelle aux habitants qu'il est interdit d'utiliser de la glu comme dispositif anti-pigeons sur les toits."

vendredi 8 septembre 2006

Dans mon t?l?phone il y a...

Dans mon t?l?phone, il y a des photos et des vid?os de vacances. Je suis enfin parvenu ? les lui arracher pour les mettre sur l'ordinateur. La victoire est tellement belle que je vous en offre un bout tiens. Enjoy.


Fin du concert des Stones (28/07/06) + En bateau ? l'?le d'Yeu (11/08/06)

En 2CV dans la campagne corr?zienne (05/08/06)


Passerelle Simone de Beauvoir (26/07/06) + Concert des Stones (28/07/06)


Champ de Mars (29/07/06)


Parc Andr? Citro?n (29/07/06) + Ile d'Yeu (12/08/06)


Place de l'Op?ra (04/09/06)

jeudi 7 septembre 2006

Grosse oeuvre

Voici un billet que je souhaitais publier d?but Juillet, juste avant mon retour de Chine.

Shanghai World Financial Center 上海環球金融中心


491.9 m?tres de b?ton ? la verticale en plein Pudong. Voil? ce qui arrivera tr?s prochainement. 101 ?tages pr?ts en 2008 ? accueillir la fine fleur de la finance mondiale, 101 ?tages qui tenteront de d?tourner les regards d'Hong Kong.

Cela fait des mois que j'observe ce chantier et que je prends une photo ? chaque avanc?e significative. Voici donc le fil de mes observations de f?vrier 2005 ? juillet 2006.


F?vrier 2005


Mai 2005


D?cembre 2005


Janvier 2006


Mars 2006


Avril 2006


Juin 2006


A cette adresse, vous pouvez observer ce ? quoi ressemblera ce nouveau gratte-ciel.

vendredi 1 septembre 2006

A v?lo dans Paris...

Aujourd'hui, en r?action ? la bouillie t?l?visuelle subie hier, je suis all? chercher l'information dans la rue.

J'y ai appris que le resto "Chez Swann et Vincent" place Denfert est bien. Qu'un Perrier en terrasse sur les Grands Boulevards se chiffre ? hauteur de 3 euros 50. (Je dis ?a pour permettre ? l'INSEE de suivre l'augmentation de ce poste de consommation sur les mois ? venir - voir billet pr?c?dent.) Que le bar Le Cristal, situ? ? l'extr?mit? de l'avenue de Suffren touchant le boulevard Garibaldi n'est plus un plan exclusif r?serv? ? une client?le initi?e... le troxon ?tait pris d'assaut par une foule jusqu'alors jamais constat?e.

Et enfin, en guise d'actu politique, que J-L Debr?, pr?sident de l'Assembl?e Nationale, apr?s avoir quitt? son bureau ? v?lo sur les coups de 18 heures, traversait l'esplanade des Invalides et prenait ? gauche sur le boulevard de la Tour-Maubourg aux environs de 18h04. C'est ici m?me que je le vis passer, veste sur le bras, p?dalant joyeusement dans le couloir des bus.

H?h, c'est m?me pas pire que le 13 heures mon billet issu de la rue.