Fin de semaine en images... du vendredi soir au salon de l'auto (o? nous avons ?lu meilleures voitures, ex-aequo, la nouvelle Volvo S80 toutes options ainsi que le nouveau 4x4 Audi Q7) jusqu'au dimanche apr?s-midi sous un soleil d'hiver.

Et entre temps, nous aurons, avec Gr?goire, discut? avec un cuistot v?g?tarien irlandais ancien hippie, attabl? dans ce restaurant indien o? nous avions command? des plats ? emporter. Cela fut plut?t marrant, ?a a d?but? par un :
Lui : Cela vous ennuie si je fume ?
Nous : Lorsque les gens ont la d?licatesse de nous demander si cela nous ennuie, nous r?pondons que non.
Il n'en fallait pas plus pour que le mec commence ? nous raconter sa vie, dans ce village qu'est le 14?me arrondissement (dixit le vieil irlandais). Et en guise de conclusion de cette rencontre, nous avions le droit ? quelques saintes paroles hippies.
Lui : Surtout, aimez. Sans l'amour, vous n'irez nulle part.
Nous : Ouais ouais, ?a marche on lui dira. Allez, a+ l'irlandais.

Le lendemain, autour de l'Ecole Militaire, autre moment insolite : on s'est fait aborder, avec Ludvik!, par un italien de 80 ans qui cherchait l'immeuble o? Miterrand est mort. Lui aussi avait finalement beaucoup de choses ? raconter. Surtout des choses incoh?rentes dans un mix d'italien et de fran?ais, totalement incompr?hensible le gars. Ceci ?tant, il nous a bien fait marrer. Entre son "Le serpent dans tout ?a, c'est l'argent ! C'est ce qui fout le monde en l'air !", encha?n? de "Moi c'est ma famille qui m'a tahi ! Ne fa?tes confiance ? personne !", ponctu? par "Ici au moins on s'est occup? de moi ! J'ai eu trois hernies, et la S?curit? Sociale m'a bien pris en charge !", suivi de l'?vocation de la campagne de Russie de Napol?on et terminant par une paranth?se d?lirante sur les ordres qu'adressaient Mussolini ? son peuple au moment o? ce vieux sage, n? en Sardaigne, quittait l'Italie... fascinant tout ?a ! Mais pourquoi nous racontait-il tout cela ? Sans doute parce que nous ?tions les rares ? bien vouloir s'arr?ter l'?couter (enfin surtout moi, car ce n'est pas vraiment le style de Ludvik! que de s'arr?ter ?couter les gens un peu bizarres dans la rue). Gageons que cela lui a fait du bien de trouver des gens ? qui raconter sa guerre. On lui a dit pour le rassurer qu'on ne l'oublierait pas de sit?t !

?a m'amuse de discuter avec n'importe qui depuis que je suis revenu de Chine. J'ai commenc? par ?couter un vieux chinois me contant sa vision de l'?volution du monde un samedi apr?s-midi dans un parc ? Shangha?, et me voici devenu friand des histoires individuelles d'anciens !

Ce dimanche, la ville baignait dans une lumi?re froide, un ciel glacial en automne. ?a faisait longtemps.