Antoine Online

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lundi 29 janvier 2007

Ce soir dans votre ville


C'est suffisamment rare pour ?tre soulign?.

vendredi 19 janvier 2007

The Dancer

Il ?tait assis ? c?t? de moi dans le train ce jeudi soir.


Cet homme est Patrick Dupond. J'ai toujours eu de l'estime pour ce gars l?. Je l'entendais parler du montage d'un spectacle de danse ? Marrakech. Le palais royal lui a rappel?, pendant cette pr?paration, que le Maroc est un pays musulman et qu'? ce titre, voir des hommes danser en collant ne faisait pas partie des moeurs couramment admises dans le royaume. Ceci ?tant, pour que cela puisse se faire, il suffirait d'obtenir l'aval de quelques imams. Exporter de l'art n'est ?videmment sans doute pas une mince affaire.

jeudi 18 janvier 2007

Da Faith

Ce soir, j'eus la chance de prendre une rame de m?tro, sur la ligne 13 entre Saint-Lazare et Montparnasse, pilot?e par un conducteur se sentant investi d'une mission d'?ducation civique aupr?s de ses passagers.


A chaque station o? il y avait affluence sur le quai, le conducteur s'emparait de son micro et ?duquait sans rel?che les nouveaux entrants aux m?thodes en vigueur dans sa rame. Ceci donnait ? peu pr?s le message suivant :
Bonsoir, ce message s'adresse ? toutes les personnes sur le quai, veuillez ?tre sympa avec les personnes qui veulent descendre avec le sourire s'il vous pla?t, en vous ?cartant derri?re les bandes jaunes sur le c?t? des portes. Je ne vais pas fermer les portes imm?diatement, vous avez le temps de monter dans la rame, y'a pas de soucis, merci.
Un discours plut?t original ? l'heure de pointe, qui tranche nettement avec le caract?re habituel blas? des conducteurs. J'ai enregistr? le dernier message du chauffeur, juste avant de descendre. Vous pouvez l'?couter en suivant ce lien.

Une dame s'est m?me tap?e l'affiche ? une station en ayant droit ? un message personnalis?. Le chauffeur venait de fermer les portes un peu pr?cipitamment sur les talons de cette femme, ce qui valut ? toute la rame d'entendre le message suivant :
Pardonnez moi Madame, je n'ai pas voulu vous fermer les portes dessus hein. Simplement je ne vous ai pas vu arriver, cela arrive parfois, les gens sont habill?s de couleur sombre et on ne voit pas tr?s bien jusqu'au bout du quai. Enfin je vous prie de m'excuser. Merci.
J'ai trouv? ce voyage r?volutionnaire ! Pla?ons, comme ce conducteur de rame, encore un peu d'espoir en l'homo-urbanus. Son ?ducation est perfectible et il l'accepte volontiers. Don't loose da faith.

dimanche 14 janvier 2007

C'est pas automatique


Ce samedi, je lis sur un panneau d'information de la Ville de Paris : "Bronchiolite. Pensez d'abord ? consulter votre m?decin."

Je tente d'exercer quotidiennement un regard critique sur l'action de la Ville de Paris et d?s lors je ne peux m'emp?cher de m'exclamer : "Excusez-moi, mais ce message est un non-sens total !".

1- Pourquoi "d'abord" ? Les citoyens sont-ils suspect?s de pratiquer l'auto-m?dication ? Ou alors sont-ils d'embl?e accuser de ne pas "d'abord" aller chez le m?decin ? Quelque soit la r?ponse, c'est scandaleux.

2- Deuxi?me objection. Comment sait-on que b?b? souffre d'une bronchiolite si on n'est pas all? consulter le m?decin ? Quelles sont les m?res qui peuvent se sentir viser par ce message ? Celles ? qui le m?decin a confirm? que b?b? souffrait d'une bronchiolite pardi ! Et si elles ont d?j? consult?, ce message ne s'adresse plus ? elles ! Un non-sens vous dis-je.

Ok, mon combat contre ce message d'information est de moindre ampleur que de manifester de l'opposition au trac? d'une nouvelle ligne de tramway. Mais je vous rappelle que je sors tout juste d'une Delano?te et que je reste encore f?brile (ce soir, j'ai trouv? ?a super pratique de pouvoir rentrer chez soi en m?tro ? 1h40).



Passons ? un ?v?nement plus marquant ? mon go?t. Cette douce journ?e du samedi 13 janvier 2007 aura vu s'?chapper un jeune cerveau cr?atif et plein de talent outre-manche. Nous nous souviendrons qu'? cette date, mon ami surnomm? "Le Sicilien" a ?migr? ? Londres. Je souhaite ? cette occasion recopier ici deux po?mes que r?citent souvent le sicilien. Le premier s'intitule "The Arrow And The Song" de Henry Wadsworth Longfellow (po?te am?ricain, 1807-1882) ; le deuxi?me est de Percy Bysshe Shelley (po?te anglais, 1792-1822) et s'intitule "The Cloud".

I shot an arrow into the air,
It fell to earth, I knew not where;
For, so swiftly it flew, the sight
Could not follow it in its flight.

I breathed a song into the air,
It fell to earth, I knew not where;
For who has sight so keen and strong,
That it can follow the flight of song?

Long, long afterward, in an oak
I found the arrow, still unbroke;
And the song, from beginning to end,
I found again in the heart of a friend.
The Arrow And The Song
Henry Wadsworth Longfellow


I bring fresh showers for the thirsting flowers,
From the seas and the streams;
I bear light shade for the leaves when laid
In their noonday dreams.
From my wings are shaken the dews that waken
The sweet buds every one,
When rocked to rest on their mother?s breast,
As she dances about the sun.
I wield the flail of the lashing hail,
And whiten the green plains under,
And then again I dissolve it in rain,
And laugh as I pass in thunder.

I sift the snow on the mountains below,
And their great pines groan aghast;
And all the night ?tis my pillow white,
While I sleep in the arms of the blast.
Sublime on the towers of my skiey bowers,
Lightning my pilot sits;
In a cavern under is fettered the thunder,
It struggles and howls at fits;
Over earth and ocean, with gentle motion,
This pilot is guiding me,
Lured by the love of the genii that move
In the depths of the purple sea;
Over the rills and crags, and the hills,
Over the lakes and the plains,
Wherever he dream, under mountain or stream,
The Spirit he love remains;
And I all the while bask in the Heaven?s blue smile,
Whilst he is dissolving in rains.

The sanguine Sunrise, with his meteor eyes,
And his burning plumes outspread,
Leaps on the back of my sailing rack,
When the morning star shines dead;
As on the jag of a mountain crag,
Which an earthquake rocks and swings,
An eagle alit one moment may sit
In the light of its golden wings.
And when Sunset may breathe, from the lit sea beneath,
Its ardours of rest and of love,
And the crimson pall of eve may fall
From the depth of Heaven above,
With wings folded I rest, on mine a?ry nest,
As still as a brooding dove.

That orb?d maiden with white fire laden,
Whom mortals call the Moon,
Glides glimmering o?er my fleece-like floor,
By the midnight breezes strewn;
And wherever the beat of her unseen feet,
Which only the angels hear,
May have broken the woof of my tent?s thin roof,
The stars peep behind her and peer;
And I laugh to see them whirl and flee,
Like a swarm of golden bees,
When I widen the rent in my wind-built tent,
Till the calm rivers, lakes, and seas,
Like strips of the sky fallen through me on high,
Are each paved with the moon and these.

I bin the Sun?s throne with a burning zone,
And the Moon?s with a girdle of pearl;
The volcanoes are dim, and the stars reel and swim,
When the whirlwinds my banner unfurl,
From cape to cape, with a bridge-like shape,
Over a torrent sea,
Sunbeam-proof, I hang like a roof,
The mountains its columns be.
The triumphal arch through which I march
With hurricane, fire, and snow,
When the Powers of the air are chained to my chair,
Is the million-coloured bow;
The sphere-fire above its soft colours wove,
Whilst the moist Earth was laughing below.

I am the daughter of Earth and Water,
And the nursling of the Sky;
I pass through the pores of the ocean and shores;
I change, but I cannot die.
For after the rain when with never a stain
The pavilion of Heaven is bare,
And the winds and sunbeams with their convex gleams Build up the blue dome of air,
I silently laugh at my own cenotaph,
And out of the caverns of rain,
Like a child from the womb, like a ghost from the tomb,
I arise and build it again.
The Cloud
Percy Bysshe Shelley


Avec son chapeau melon et ces deux po?mes sous le bras, il fera sans aucun doute un carton plein in the UK.

mercredi 10 janvier 2007

Delano?te aigu

Je crois que je souffre d'une Delano?te. Hier matin, j'ai pris pour la premi?re fois la ligne de tramway T3, r?cemment inaugur?e en fanfare sous un petit crachin d'un samedi de fin d'ann?e.

En tant qu?automobiliste empruntant quotidiennement les boulevards des mar?chaux entre le pont du Garigliano et Balard, j?ai souffert des travaux en 2004 et au second semestre 2006. J?ai m?me jur? comme un charretier assis derri?re mon volant, oui, c?est la triste v?rit?.



Maudits d?tournements des voies de circulation, h?r?sie de la circulation altern?e, salopris d'engins de chantier ! Une fois les rails pos?s et la pelouse install?e, je trouvais finalement le nouveau plan d?urbanisme de la zone plut?t agr?able au regard. Alors qu?aucun tramway n??tait encore en circulation, quelques joggers profitaient de ce couloir vert pour courir.



A l?approche de la fin des travaux, je restais tr?s perplexe face au syst?me de feux rouges install?s aux endroits ou la chauss?e croise les rails, pr?venant l'automobiliste fougueux de l'arriv?e imminente d'un tramway. Selon moi, les voitures se feraient ?peronner r?guli?rement. Ces feux rouges provoqueraient des bouchons monstres sur les boulevards puisque qu'il n'y a pas de voies sp?cifiques r?serv?es aux v?hicules qui tournent. Stopp?s sur la voie de gauche, ils immobiliseraient alors pas moins de la moiti? du trafic. Certes, seulement pour quelques secondes, mais quelques secondes qui se r?p?tent tous les 300 m?tres, ?a a tout de m?me le pouvoir de cr?er et d?amplifier un bordel monstre.



Et puis No?l s?envole, le 1er de l?an passe, le tramway roule. Entre temps je suis repass? dans le clan des pedestrians - full-time. Je fais le choix pour d?buter l?ann?e des transports publics, transports en commun, transports de masse? Ou alors peut-?tre juste un petit 125cm3 pour qu?une fois le printemps bien install?, je puisse davantage profiter de l?air chaud qui r?gnera en surface de la ville, plut?t que de s?asphyxier de l?air vici? des tunnels de m?tro.

Reste que je ne vois toujours pas bien l?int?r?t que repr?sente pour moi cette liaison Porte d?Ivry ? Pont du Garigliano. Pour faire une transversale sur la rive gauche, que je ne fais d?ailleurs que rarement, la ligne 6 m?est plus commode. Je me dis alors tout simplement que jamais je ne prendrai ce tramway. Jusqu?? hier matin. Je sors du m?tro Porte de Versailles et doit me rendre ? Balard. Il est l? devant moi. Blanc ?tincelant, panoramiquement vitr?, charg? de passagers boulangers (je les devine boulangers tellement ils sont matinaux), arr?t? en station.



Je pars dans un sprint sur la chauss?e pour atteindre le quai avant que les ?coutilles de l?engin flambant neuf ne se referment. Je retrouve presque une sensation de course effr?n?e ?prouv?e lorsque je courais apr?s le tramway nantais dis donc ! Et hop, je monte ? bord, juste derri?re le pilote du vaisseau. La surface vitr?e est vraiment ? huge ?. Le conducteur dispose d?un bel ?cran devant lui comme dans un Airbus mais en moins bien. Une cam?ra retransmet une vue lat?rale ext?rieure. C?est moderne et agr?able. Du statut de ? nuisible ? pour l?automobiliste que j??tais, le tramway est devenu ? agr?ment ? pour le pi?ton qui doit se d?placer rapidement sur quelques centaines de m?tres boulevard Victor.

Donc non seulement je suis conquis par cette nouvelle installation mais je serai m?me satisfait de la voir s??tendre tout le long du boulevard Excelmans jusqu?? la porte d?Auteuil ! Chose improbable. Et pourquoi pas un jour m?me jusqu?? la porte Maillot. (Pour ce qui concerne d??ventuelles extensions dans l?Est parisien, l? en revanche, je m?en tape j?y vais jamais ou presque.) Bertrand en a r?v?, les citoyens le soutiennent? on aura tout vu. On me demanderait mon avis aujourd?hui sur une taxe dissuasive pour les propri?taires de 4x4 en ville que je serai m?me pour ! (Voici une id?e qui fera peut-?tre grincer des dents Alpha, d?sol? hein ! Promis je lutte contre ma Delano?te !). Enfin, et c?est l? o? mes sympt?mes deviennent aigus, au-del? de la satisfaction que me procure la possession d?un pass Navigo, j?ai une furieuse envie de m?acheter un v?lo. I?ll let you know if I figure out a way to cure myself.