Le vendredi, exit la city, direction les hauteurs de Vancouver North District et le d?part du t?l?ph?rique emmenant petits et grands sur le sommet de Grouse Mountain, ? 1200 m?tres d'altitude pour un fantastique overview de la r?gion.


Au sommet le soleil brille, le ciel est bleu, il fait chaud, tout est donc en ordre pour une petite marche. Les canadiens, largement assimilables aux ricains dans leur lifestyle, ont besoin de leur dose d'entertainment ? chaque seconde. Ainsi un staff (sorti d'on ne sait o?) propose des animations et spectacles d?di?s ? la faune et flore environnante. Nous zigzaguons donc au travers de ces "mountain shows" pour tenter de se retrouver seuls face ? la montagne. Il est comme ?a le citoyen du Vieux Continent, tout en retenue, il int?riorise. Il est en vacances et faut pas le faire chier en lui demandant 50 fois en 2 heures comment il se sent et ce qu'il a pens? de ce qu'il vient de faire. ?a suffit d'?tre forcer de s'exprimer ? tout bout de champ, de donner son ressenti sur tout et n'importe quoi, un peu de tenue que diable. Bref. L'heure ?tait ? contempler, en silence, le paysage environnant.

Premi?re constatation, face au plan des pistes, toutes les pistes sont ferm?es.


Deuxi?me constatation, ces remont?es m?caniques manquent de neige.


Troisi?me constatation, l'industrie fran?aise n'est pas morte. Encore une fois, POMA, le made in Grenoble M?ssieur !, du Chili au Canada en passant par les Alpes, les bons ne s'y trompent pas et font confiance aux sp?cialistes. Les mod?les install?s ici ne sont pas d?brayables, ce n'est pas donc pas la Rolls en la mati?re mais ?a fait d?j? plaisir.


De notre belv?d?re, la vue sur la plaine, et donc la ville et les bras de mer, est saisissante. Au loin Vancouver Metropolitan Area...



... et devant l'Ours. Se terrant dans les sapins face ? nous, un panneau nous invite ? ne pas trop aller le chercher. Ce que nous f?mes bien volontiers d'ailleurs.


Nous avons pr?f?r? nous r?fugier dans une activit? hautement spirituelle (un peu ? la sauce bouddhiste) qui est le comptage de sapins. Ils recouvrent tout ce que l'oeil peut voir mais combien sont-ils au juste ? Quelqu'un s'est-il simplement d?j? donn? la peine d'en faire l'inventaire ? Nous aurons eu le m?rite de d?marrer le compte, ? charge aux locaux de le continuer, apr?s tout ils devraient se sentir davantage concerner que nous.


Sur le chemin du retour en ville et ? la Raison, nous nous arr?tions bri?vement au Lynn Canyon, tr?s bel endroit, mais sans doute un peu trop accessible puisque croulant sous des meutes de gens en proie ? un peu d'eau fra?che venue de la montagne.