Antoine Online

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vendredi 12 mars 2010

Bye bye le chat

Il est parti le chat. Cette silhouette amicale et son cortège de guirlandes furent minutieusement démontés par les hommes venus du ciel, voyageant dans d'espèces de longues barquettes métalliques arrimées au vaisseau mère par deux filins d'acier.

C'était un mardi. J'étais assis en salle de réunion lorsque le ciel s'assombrit. Il s'agissait en fait de ces visiteurs-démonteurs qui me coupaient de la luminosité de la baie en se positionnant devant la fenêtre, armés de leurs pinces coupantes. Ils ont tout emporté. Les pattes, la tête, les oreilles, le corps, tout.

J'eus beau me précipiter à la fenêtre, taper du poing et hurler "nooonnnnnnnn !!!" ? en perdre haleine, rien ne les fit dévier de la mission qui leur avait été confiée.

Ainsi il est parti. En petits bouts. So long le chat.

Et la tour redevint une tour de bureaux comme une autre, à la façade impeccablement neutre et lisse.

Résumé des évènements en images:


La salle de réunion, comme à son habitude, déserte, me tendait les bras.


Je m'y installais et étais aussitôt attiré par le somptueux panorama.


Pour l'observer, encore faut-il regarder au-delà de ces bonnes vieilles guirlandes.


Au premier plan, le Convention Center. Puis la baie, et l'ICC, côté Kowloon.


Toujours de l'autre côté de la baie, Tsim Sha Tsui.


D'un seul coup, l'ombre tombe du ciel, les voilà. Tout s'accélère, quelques coups de coupe-coupe et la mal est fait. Adieu le chat.


In memoriam.

dimanche 28 février 2010

La tour chat



Voici donc l'open space dans lequel je travaille depuis quelques jours. Tr?s anglo-saxon dans l'?me, tout le monde est au m?me niveau. Impossible de d?tecter la position hi?rarchique des personnes qui si?gent ici, car tout le monde dispose de sa petite chaise, son petit ?cran, sa petite connexion r?seau, ni plus, ni moins. A moins d'?tre PDG, vous ne pourrez pas pr?tendre ? avoir votre propre bureau. Tu parles d'une organisation ? chier. Enfin, nous ne sommes pas chez nous donc nous nous adpatons.

Si seulement l'histoire pouvait s'arr?ter l?... Mais accrochez-vous bien ! Vous ne connaissez pas encore la meilleure ! Qu'ai-je d?couvert l'autre jour lorsque je suis all? ? Kowloon pour observer les buildings de l'?le de Hong Kong depuis l'autre c?t? de la baie ?



L'immeuble dans lequel nous travaillons est le plus ridicule de tous les environs ! C'est celui qui se situe un peu ? droite du centre sur la photo ci-dessus. Impossible de le rater car il est affubl? de guirlandes lumineuses du bas en haut de sa fa?ade la plus visible ! Et quelles guirlandes !!! Les plus kitschs de tout Hong Kong !!! UN CHAT DANSEUR GEANT ! Roh la honte !



Je ne t'explique m?me pas comment je me tape l'affiche maintenant le matin en me rendant au bureau. J'ai trop honte, je fixe mes pompes, mais quand j'entre dans l'?difice, je sens les regards des passants qui se posent sur moi et j'entends les rires ?touff?s : "ahahah!!! Regarde !!! Encore un des ces types qui bosse dans la tour chat !!! AHAHAHAH !!! Trop dr?le !". Oui bon bah ?a va ! Merci !

Comme tu le sais d?j?, les bureaux se trouvent au 39?me ?tage, au niveau des inscriptions rouges en chinois au sommet de l'immeuble (qui compte 53 ?tages en tout pour 215 m?tres de haut).

There's an app.



Et pour r?nover des immeubles pourris sur lesquels sont accroch?s des panneaux publicitaires g?ants ? ... Is there an app'?!

Photo prise ? Mong Kok, quartier du march? de l'?lectronique ? Kowloon.

samedi 27 février 2010

Crown Comfort

La Toyota Crown Comfort rouge, 6 places (conducteur + 2 passagers ? l'avant et 3 ? l'arri?re, volant ? droite et porte ? ouverture automatique ? l'arri?re, est le taxi officiel d'Hong Kong.

jeudi 25 février 2010

Funny guy, you're a funny guy.

Parvenez-vous ? visionner cet extrait d'anthologie des pitreries de De Caunes et Garcia ? la fin de Nulle Part Ailleurs dans lequel Jos? Garcia imite De Niro en hurlant: "yeah FUNNY GUY, hey, YOU ARE A FUNNY GUY you know... you know why ??? YEAH OF COURSE YOU KNOW... YOU FUCKED MY WIFE !!! DON'T YOU MOTHER FUCKER ??!!". Et bien j'ai retrouv? un type au boulot d?veloppant ? peu pr?s la m?me puissance comique. A la diff?rence pr?t que cette personne en question embarque aussi des attitudes ? la OSS117, imaginez le cocktail d?tonant.

Malheureusement, la description de ce personnage que vous r?vez s?rement d?j? tous de rencontrer s'arr?te ici. Il faut le voir pour le croire. J'ai tent? de lister un peu ce qui fait son petit c?t? OSS : je dirai qu'il est de ceux qui forcent ?norm?ment leur rire, et qui attendent une confirmation du sens comique des paroles ?chang?es avec leur interlocuteur, avant de poursuivre la rigolade forc?e ? gorge d?ploy?e.

Sinon, l'autre attitude qui claque un max, c'est qu'? chaque fois que je vois ce gars l? en r?union, il se pointe avec un Blackberry, un stylo et des lunettes pour seuls accessoires de travail. Tout est l?. Le type g?re un projet qui vaut des milliards avec un t?l?phone, un bic et une paire de lunettes. Croyez-le ou non, mais moi ?a m'en bouche un coin. Les lunettes, il ne fait que jouer avec en g?n?ral, il les met rarement sur son nez. Le t?l?phone, lorsqu'il sonne, il regarde vite fait qui appelle, puis h?site pendant une vingtaine de secondes avant de d?crocher, et donc souvent c'est trop tard, il ?cope d'un missed call. Et le stylo, il n'en fait rien. Je ne l'ai jamais vu ?crire quoi que ce soit. Mais comme il n'a pas de feuilles avec lui, c'est un peu normal. Si vraiment un jour il y est forc?, peut-?tre s'?crira-t-il un reminder dans la paume de la main. Quel talent !

Dans l'actualit? ? part ?a : je ne sens plus les effets du d?calage horaire. J'ai enfin dormi une nuit compl?te sans me r?veiller la nuit derni?re et j'ai ?t? bien au taquet toute la journ?e sans baisse de r?gime. Tout le monde s'en fout sans doute mais moi ?a me fait plaisir. Et je n'ai rien fait d'autre ? l'ext?rieur de The Office que tester un restaurant japonais pas trop mal ce soir.

mercredi 24 février 2010

Demi-teinte

Deuxi?me jour, mardi, une grande nappe de nuages enveloppe toujours toute la ville. Je n?ai toujours pas vu le moindre petit bout de ciel bleu. A l?arriv?e au bureau, je me fais aiguiller sur une r?union en cours o? trois types discutent ? coups de ? Yeah yeah, I could put my guys on that ?, ou ? For sure, I?ll let my guys checking it ?, ou ? Definitly, my guys need to know that the yes needs the no to win against the no ?. Bon, ok, cette derni?re ne fut pas vraiment prononc?e mais vous voyez le principe. Il faut se ballader ou s?attabler, buste en avant, tel un petit Mar?chal d?Empire et faire allusion ? ? my guys ? toutes les deux phrases. Je trouve ?a terriblement grossier. N?ont-ils pas des noms ces guys ? Je suis certain que c?est le m?me genre de types qui prend ? sa charge tous les r?sultats de l?entreprise. Exemple : ? moi l?ann?e derni?re, j?ai fait tant de chiffres d?affaires et tant de r?sultat net, et toi tu p?ses combien ? ?. Je les vois aussi bien employer le mot ? boutique ? ? la place du mot ? entreprise ?. Des gens qui n?en sont pas moins sympathiques au demeurant mais avec ce petit c?t? je mets les pieds dans le plat de fa?on syst?matique sans prendre la peine de me les essuyer sur le paillasson auparavant. Bref, moi qui aime bien recevoir des ? notices ? avant de me pr?senter face ? des gens, je fus un peu de pris de court autour de cette table ! Du coup, pas vraiment le choix, cette bonne vieille ? vieux sage strategy ? d?boula de fa?on un peu pr?matur?e, je l?avoue, sur la working day timeline.

A l?autre extr?mit? de la journ?e, il y a eu un d?ner au restaurant avec de la nourriture pas bonne du tout. Dommage car cela pr?sentait bien mais le riz n??tait m?me pas comestible, un comble ! J?avais par ailleurs oubli? que la nourriture est tr?s ch?re ? Hong Kong, compar? aux tarifs pratiqu?s dans le reste de la Chine. Mon plat co?tait entre 8 et 9 euros, l? o? il m?aurait ?t? servi pour moins de 5 euros un peu plus au Nord !

Entre ces deux moments, rien de bien particulier. Je subis encore le contre coup du d?calage horaire en d?but d?apr?s midi. Un gros coup de barre m?assaille entre 14 et 17h. J?esp?re que demain ?a ira mieux.

mardi 23 février 2010

Slippery floor

Premi?re journ?e de travail ! Je me l?ve sous un ciel archi-couvert. Pas une perc?e de la journ?e, je ne verrai que les nuages gris au-dessus de la ville. Apr?s le petit d?jeuner, je me rends ? pied jusqu?? ma tour au bord de l?eau. Mon h?tel est proche, cela me prend ? peine 10 minutes. Premi?re difficult? : trouver l?entr?e du building. Pour monter au 39?me ?tage, il faut commencer par descendre car comme partout ? Hong Kong, les pi?tons se baladent sur des passerelles au niveau du 1er ?tage des immeubles. C?est donc par le premier ?tage de la tour que j?aborde le centre commercial. Un starbucks, un MacDo, des boutiques, ?a ne ressemble pas beaucoup ? des bureaux ! Me serai-je ?gar? ? Cinq minutes d?h?sitation plus tard, je trouve enfin les ascenseurs desservants la tranche 37?me-53?me.

L?accueil est cordial mais on ne perd pas de temps puisque 20 minutes apr?s mon arriv?e, je me retrouve en salle de r?union (dont les fen?tres donnent bien sur la baie, c?est chouette) ? devoir estimer de combien je r?duis les co?ts par rapport ? ma derni?re estimation faite le mois dernier. Le commercial qui sommeille en moi parle tranquillement sans trop l?cher la bride. Je conc?de en une demi-heure un peu moins d?un tiers des savings que mes interlocuteurs attendaient. Et j?oppose ? leurs mines circonspectes ? Et bah c?est cool ! C?est vachement encourageant tout ?a ! ?. On ne va quand m?me pas l?cher tout d?s la premi?re r?union, ils n?ont qu?? faire des efforts aussi pour baisser leur prix. Avant de venir, on m?avait pr?venu, ce sont des ? gros cons de b?tonneux ?, donc en premi?re approche on les emmerde. C?est assez confortable comme position car d?s lors que le ton est pos? de la sorte, je ne suis m?me plus oblig? de les ?couter vraiment. Ils gesticulent face ? nous, et moi je laisse mon regard se perdre dans les eaux de la baie, de temps ? autre accroch? par un bateau, par-dessus leurs ?paules.

J?aime bien l?approche anglo-saxonne des choses. M?me si les conclusions de la r?union ?taient d?j? ?crites avant qu?elle ne se tienne, je dois reconna?tre un certain m?rite ? ces types que je rencontrais l?. Sans y para?tre, ils font avancer les choses. Enfin je me dis ?a une fois que les discussions sont closes. En g?n?ral, dans le feu de l?action je trouve toujours que beaucoup de bullshit est ?chang? pour pas grand-chose. Vous auriez du les voir s?agiter sur leur tableau blanc, empilant les hypoth?ses de discount possibles, en les classant en 3 cat?gories : ? discount acquis ?, ? discount hypoth?tique but compliant ?, ? discount agressifs nous faisant d?roger aux exigences du client ?. Mine de rien, c??tait bien vu. J?aime surtout lorsqu?ils se f?licitent en sortant de la salle par des ? all right, that was a good working session, good start, we know where we?re heading at and what needs to be achieved ?. Ce positivisme constant me fascine. On dirait que ces gens l? ne connaissent pas le doute.

Autour de 14h30, j?ai fini par descendre m?acheter un sandwich dans un supermarch? tr?s classe au pied de la tour. En voil? un travers du rythme de travail ? l?anglaise, il n?y a pas de plage horaire bien d?termin?e pour s?alimenter. Chacun mange dans son coin, devant son ordinateur ou sur une petite table au milieu de l?open space. C?est d?un triste !

L?apr?s midi fut moins rigolote que la matin?e. J?ai du me coltiner pendant plus d?une heure en face-to-face un type ? l?accent incompr?hensible. Au d?but, j?ai essay? d??tre poli avec lui et puis comme il s?escrimait ? parler comme une merde, j?ai l?ch? l?affaire. J?ai jou? mon repli strat?gique habituel qui, en plus d??tre particuli?rement de circonstance, fonctionne toujours aussi bien : prendre l?attitude du vieux sage japonais en pleine m?ditation. Le principe de base est de se taire. A la suite de quelques grommellements de ma part ponctu? par des ? I don?t give a shit! ? (dans ma t?te uniquement) en guise de r?ponse ? ses questions nazes, je crois qu?il a compris que je me foutais compl?tement de savoir si c??taient plut?t des boulons de 40 ou de 36 qui serviraient ? serrer une poutre sur une autre. Diable, c??tait donc vrai. Ce sont tous des brutes de b?tonneux qui ne parviennent qu?? effleurer des questions bassement technologiques en pensant faire du process ! On m?avait d?ailleurs fait un ? special notice ? sur cet individu en me pr?venant que c??tait le genre de type qui ne s?arr?tait que sur les petits d?tails et jamais sur l?id?e g?n?rale. ? Non mais c?est quoi ces conneries ? ? avais-je envie de lui r?torquer la plupart du temps. Rassurez-vous, tel le bon diplomate, je me suis contenu. Bref, comme si ?a ne suffisait pas, il m?a pris le chou jusqu?? la fin de la journ?e avec un putain de silo m?tallique? il n?avait plus que ?a ? la bouche, le silo, et le silo, et sinon pour le silo, et by the way le silo, nevertheless the silo, furthermore le silo, etc ! Non mais s?rieux, qu?est ce que j?en ai ? battre moi ? Y?en a 40 des silos, pourquoi celui-l? ? Ce jour-l? ? Face ? moi ? Difficile ? comprendre.

Retour ? l?open space. Une place sur deux a beau ?tre occup?e par un anglophone, l?atmosph?re n?en reste pas moins chinoise. Ils sont l? partout, se d?placent furtivement, rient tout bas, tiennent des messes basses, r?pondent au t?l?phone tout doucement, raccrochent encore plus doucement, s??changent des fichiers avec plein de couleurs et de trucs qui clignotent dessus, c?est vraiment dr?le ? observer. Au milieu de tout ?a, il y a mamie Wang qui sert du th?, du caf? ou de l?eau ? volont?, comme un petit Lemmings, ? tout le monde, toute la journ?e. En fin de journ?e, alors qu?elle passait dans mon dos avec un verre d?eau dans la main pour le mec assis ? c?t? de moi, elle a l?ch? un vieux rot. ?a aussi, j?avais oubli?.

Pour finir, les types sympas avec qui nous avions commenc? la journ?e ont ouvert le bar de l??tage. Rien de mieux, pour souder une ?quipe qui se cherche encore un peu, que de faire deux ou trois blagues salasses autour d?une bi?re. Le kiffe quoi (c?est ironique). J?adore? L?un deux est install? ? Hong Kong depuis 1993 et poss?de deux bars dans la ville. Difficile de refuser son invitation ? le suivre dans l?un de ces lieux. Toute la petite troupe s?est mise en route et les british nous ont salement pli?s. Mais pour ?a aussi, j?avais re?u un ? special notice ?, on m?avait dit ? Paris ? tu verras, ?a se passe toujours comme ?a lorsqu?ils re?oivent des petits nouveaux ?. Et pan, en plein dans le mille.

dimanche 21 février 2010

Deep impact

Hong Kong: lorsqu'on lorgne dessus depuis la Chine, on se dit que c'est un petit coin d'Occident en Asie ; et lorsqu'on la regarde depuis l'Europe, c'est l'Asie qui vous rattrape.

Moi j'y allais la fleur au fusil, d?contract?, ? l'aise Marcel, tranquille Paulo, "allez c'est bon je connais" que je me disais. Oul? l'erreur de d?butant, j'ai sous-estim? le caract?re non anodin d'un tel parachutage. Bon que l'on se rassure, j'ai surmont? tout cela en l'espace de 2 heures parce que dans le fond c'est vrai que je connais. Revenons plut?t sur ce qui me fait dire ?a.

Roissy CDG, terminal 2E, porte E35, samedi 20 f?vrier 2010, 23h06, l'embarquement du vol Paris - Hong Kong se d?roule tranquillement et moi je suis scotch? ? mon si?ge ? observer des vagues d'asiatiques monter dans cet avion. Des chinois, partout, du sol au plafond de la cabine, par dizaines, m?me peut ?tre centaines !, d?filent dans un brouhaha g?n?ral sous mes yeux m?dus?s. Non mais qui est-ce qui laisse tous ces gens entr?s dans mon avion au juste ? Je croyais que je partais ? Londres et qu'il n'y aurait que des Anglais dans la carlingue. La r?alit? est plus crue et me rattrape ? cet instant pr?cis, je pars en Chine, et il y a donc plein de chinois.

PNC aux portes, pr?parez vous au d?collage, et c'est parti l'h?tesse fait un discours en chinois au micro. C'est un autre indice manifestement. La LV2 du vol AF188 n'est pas l'anglais mais bel et bien le mandarin. Ok, ok, ok... je souffle calmement, regarde autour de moi, je suis immerg? au milieu de toutes ces petites t?tes souriantes pr?tes ? me proposer des bonbons au boeuf, un peu de canard s?ch? ou un reste de tofu. Gosh ! J'avais oubli? ce que ?a faisait.

L'heure du d?ner approche, je me saisis de la carte et lis au chapitre "Suggestions du chef" : Risotto de Quinoa, Saint-Jacques brais?es sur lit de je-ne-sais-plus-quoi, Saumon fum?, etc, etc. Une bien belle carte digne de la traditionnelle gastronomie fran?aise exportable. Le stewart s'approche de moi pour recueillir mon choix et m'annonce en pr?ambule : "Nous sommes d?sol?s Monsieur, il y a eu une erreur ? l'impression des menus et les plats propos?s ne correspondent pas tout ? fait ? ce que nous avons". By Jove ! Qu'est ce que c'est que ce charabia ? Non... ne me d?tes pas que... !? Et si. Il ne reste que du boeuf sauce aigre douce et un poisson blanch?tre avec du riz. China Eastern Airlines a du m?langer ses plateaux repas avec ceux d'Air France. Que l'on m'appelle un responsable s'il vous pla?t ! Bon, la situation ne s'av?re pas ?tre si dramatique que ?a puisqu'en plus de ces deux plats, je parviens ? emporter la mise en m'octroyant une des derni?res cuisses de canard avec ses petits l?gumes. La catastrophe est ?vit?e.

Vient le temps de m'assoupir devant un film. Ah... pas de chance le syst?me vid?o de mon si?ge ne fonctionne pas. Le stewart tente tout ce qu'il peut pour me ramener sur les rails de l'Air France Entertainment Experience, sans r?ussite. Bof... de toute fa?on je me suis endormi avant qu'il revienne apr?s m'avoir dit une ?ni?me fois "je vais aller r?initialiser l'ordinateur, et je reviens vous voir pour v?rifier que ?a marche". T'es gentil gar?on mais tu ne sers ? rien. Ils sont assembl?s en Chine ces avions ou quoi ?

Dans mon sommeil, je r?ve qu'on fr?le l'empennage d'un autre avion de ligne ? deux reprises. Finalement nous n'exploserons pas en vol et nous nous poserons ? 17h20 ? Hong Kong sous un ciel partly cloudy with a ground temperature of sixteen degrees celsius dixit Monsieur Captain'speaking. Derri?re la porte de cet avion, 1 milliard et demi de chinois s'agitent. Take a deep breath and go on. La douane se passe bien. Sur le tapis des bagages, je subis encore une petite blague locale lorsque je vois la derni?re valise de mon vol distribu?e alors que je n'ai toujours pas re?u la mienne. L'?cran affiche : "AF188 all luggages delivered". Allez circulez, il n'y a plus rien ? voir. Heureusement, 30 secondes plus tard, je vois ma valise qui passe sous le nez. Il y avait 2 sorties de bagages sur le tapis diam?tralement oppos?es, je m'?tais ?videmment post? devant la mauvaise.

24 minutes de train MTR jusqu'? Hong Kong Central, 15 minutes de taxi jusqu'? Wan Chai et me voil? arriv? ? mon h?tel, ma chambre est au 25?me ?tage. J'en ressors 2 heures plus tard pour d?ner. Dans la rue ? c?t? de l'h?tel, il y a une de ces enfilades de petits bouibouis chinois avec des tables partout au milieu de la chauss?e. Allez va pour de l'authentique, seafood diner style. Tr?s bon, tr?s frais, toi pas peur. Wan Chai est quand m?me beaucoup moins reluisant que le quartier de Central ou les Mid-Levels, l? o? je rayonnais il y a 4 ans, mais c'est tout de m?me toujours aussi sacr?ment grisant que de se retrouver l?. Demain : d?couverte du cadre de travail. J'esp?re ne pas ?tre d??u !

dimanche 3 juillet 2005

Week end ? Hong Kong (3/3)


Soir?e samedi 25 juin :

Le retour vers Central de nuit offre une vue fantastique. Pour profiter un peu plus longtemps de ce panorama nocturne, nous d?cidions, apr?s ?tre descendu du ferry, de faire un crochet vers Kowloon. Et puis les gratte-ciels se sont ?teints... oui apr?s 23 heures, ?conomie d'?nergie ! Circulez, y'a plus rien ? voir. Le temps ?tait venu de lancer d?finitivement cette soir?e avec d'autres fran?ais que nous croiserons plus tard sur notre chemin.

Premier arr?t dans une petite rue perpendiculaire ? l'escalator, au Gecko, un bar fran?ais. Sympa et climatis? en plus, c'est mieux. Puis les gens qui avaient bien la ville sous contr?le, ont d?cid? que le reste de la soir?e se passerait dans le quartier de Wan Chai. Tr?s bien puisque j'avais d?j? vu l'autre quartier de f?tes, Lan Kwai Fong, la veille. Je d?couvrais l? l'Est de la ville, un peu plus plat et tr?s anim?. Deuxi?me arr?t de la soir?e au bar Mes Amis, en fran?ais dans le texte. Population occidentale ? 90%, am?ricains, anglais, australiens... Troisi?me arr?t de la soir?e chez Joe Bananas. Toujours bonne ambiance. En ce qui concerne mon h?te et moi-m?me, nous avons d?cid? de nous arr?ter l?, la nuit ?tait d?j? ? moiti? ?coul?e et nous avions encore des projets pour le dimanche.

Dimanche 26 juin :

Quels projets ? Celui de mettre le r?veil ? 9h00, de checker d'un oeil par la fen?tre si le temps est correct... et s'il l'?tait, courir vers les plages du sud de l'?le de Hong Kong... Shek O ou Stanley. Comme pr?vu, vers 9 heures, dans un demi-coma, le constat fut ?tabli que la journ?e serait selon toute vraisemblance belle. La rue nous voyait d?bouler aux alentours de 11 heures, un arr?t au 7 Eleven pour s'acheter "une vache", apportant autant de tonus qu'un bon Nesquick, une boite de pandas fourr?s au chocolat, une bouteille d'eau plagiant le logo d'Evian et une tablette de Crunch. En voil? un bon petit d?jeuner.




Vite vite vite, pas de temps ? perdre, direction Exchange Square Bus Station. 8,40 HK$ et en route vers Stanley Market dans un bus ? deux ?tages ! Le souci est que les routes ne sont pas en super ?tat et qu'elles sont ?galement ?troites et sinueuses, elles serpentent le long du littoral, montent et descendent... et secouent le malheureux visiteur en qu?te de nouveaux paysages. Les plages du sud d?filent et la palme de la non-conservation du littoral est emport?e par Repulse Bay. En effet, Repulse, nous pourrions le traduire par une r?pulsion, un rejet, un caract?re r?pugnant tellement les architectes n'y sont pas all?s dans la finesse pour loger de riches Hong Kongais en qu?te d'un appartement face ? la mer ! Admirez plut t?t ci-dessous deux photos gl?n?es sur Google Images.




Arriv?s ? Stanley Beach en plein milieu de la journ?e, ce fut la souffrance tellement le soleil tapait. La plage n'?tait pas trop mal mais la chaleur d?finitivement insoutenable. Le soleil au z?nith ne m'a pas permis d'appr?cier ce moment autant que la ballade sur Lamma Island la veille, ? la fra?che. Quand les ?l?ments se liguent contre les hommes, il est temps de battre en retraite vers la buvette. Ce r?flexe conditionn? typiquement fran?ais nous sauva d'une douche tropicale. Assis ? l'abri d'un parasol sur une terrasse surplombant la plage, nous ?prouvions la satisfaction de nous ?tre r?fugi?s juste avant une pluie intensive rin?ant les malheureux, rest?s ? r?tir sur le sable. Apr?s la pluie, nous n'insistions pas plus que ?a, retour vers Central, j'avais malheureusement d?j? un avion ? prendre.




En arrivant en ville, je longeais de nouveau les centaines de femmes de m?nages philippines habitu?es ? se regrouper sous forme de sittings le dimanche sur les passerelles autour de l'IFC ou encore sous la tour HSBC. Je reprenais l'escalator vers mid-levels. Mon sac sur le dos, retour ? HK central station, la pluie ?tait de retour durablement comme ? mon arriv?e, Airport Express, a?roport, 2h10 de vol, longue attente ? la douane ? Shanghai, et de nouveau le paysage plat chinois, sans charme. Fin d'un beau week-end que je ne manquerai pas de r?it?rer cet automne.




The End.

jeudi 30 juin 2005

Week end ? Hong Kong (2/3)


Soir?e vendredi 24 juin :

Il y a une tripot?e de petits restaurants sympas, et chers rapport?s au niveau de vie moyen, mais avant tout sympas. Il est possible de manger du boeuf anglais, de la cuisine indienne, de la gastronomie fran?aise bien s?r, des tapas espagnoles, j'en passe et des meilleures... Notre d?volu s'est jet? sur un restaurant nomm? "La comida" o? un petit assortiment de tapas command? en espagnol dans le texte (?a fait plaisir) aupr?s du tenancier de l'?tablissement. C'?tait ma foi un d?ner bien agr?able ? 9000 kilom?tres de l'Hispanie ador?e.

Puis la d?cision ?tait prise d'aller se fondre dans la masse d'occidentaux se regroupant dans les bars de Lan Kwai Fong. Ambiance survolt?e comme promis, du monde partout, la population nocturne d?borde et voici la rue envahit comme chaque fin de semaine vraisemblablement. Un quartier sympathique, et une ambiance de f?te quasi-espagnole, d?cid?ment apr?s le restaurant qui l'?tait d?j?, des gens partout dans la rue et une chaleur accablante. Apr?s quelques instants pass?es ? go?ter ? cet environnement, je songeais ? aller me coucher.



Samedi 24 juin :

Cette journ?e du samedi devait me permettre de d?couvrir Hong Kong c?t? nature, c?t? plage. Ce fut un carton plein.
D?collage laborieux mais en accord avec une politique week-end de circonstance. Une r?flexion coll?giale au sein du team nous permis de d?signer le Victoria Peak comme premier objectif de la journ?e. Culminant ? 554 m?tres au-dessus de la ville, il doit permettre d'offrir aux valeureux touristes une vision "carte postale" de la Cit? et de sa baie. Le travail est heureusement pr?-m?ch? par un tramway - funiculaire - d?posant le touriste ? 396 m?tres. La mont?e en funiculaire est impressionnante tellement la pente est raide. Mais alors arriv? au camp de base num?ro 1, qu'est ce qu'on voit ? Et bien on voit ?a.



Apr?s une phase contemplative "over bay area", il ?tait temps de s'attaquer au chemin circulaire, au tour du Peak en question, la v?g?tation ? cet endroit est tropicale, l'humidit? dans l'air ? son paroxisme. En contournant le peak, je d?couvrais la partie sud de l'?le. De loin ?a n'a pas l'air mal, belle plages et versants de montagnes tous verts, style for?t vierge. Et puis tout ? coup sur le bord du chemin bien balis? (goudronn?), nous d?couvrions un sentier (simplement dall? lui) dissimul? et grimpant vers les hauteurs. Personne n'avait l'air de s'y aventurer. Sans r?fl?chir, nous nous engagions sur cet ?troit passage ne faisant aucun cadeau ? ses visiteurs (l'ascension ?tait s?v?re), peut-?tre allions nous au devant des ennuis mais qu'importe la tentation ?tait trop grande... Au bout du chemin, un panneau : "Governor's Walk". Quelques pas de plus et une terrasse panoramique, 6-8 brid?s qui tra?nent par l?. Une mercedes classe A g?r?e sur un parking. Une antenne de radiot?l?communications. 2 distributeurs d'eau. Mince... nous qui pensions avoir ?t? sacr?ment t?m?raires sur ce coup l?... nous voil? rejoint par la civilisation. Un d?tail qui a toutefois son importance : la terrasse panoramique ne servait ? rien puisqu'elle ?tait noy?e, et nous aussi du coup, dans les nuages. Et dire que j'ai perdu 15 litres d'eau ? grimper pour arriver l?. Qu'importe, l'accomplissement par l'effort physique fait aussi partie des victoires. On ne peut pas toujours tout r?fl?chir.

En redescendant de la montagne, la vue se f?t de nouveau claire. Le long de la route qui redescend de Victoria Peak s'alignent les r?sidences de luxe les plus laides du monde, les murs ext?rieurs sont tous carrel?s. Les loyers sont sans doute parmi les plus ?lev?s de l'?le, la vue sur la baie n'?tant pas entrav?e par d'autres r?sidences. Le tramway ram?ne les touristes vers le centre. Nous descendons vers Queen's Road, en passant devant la cath?drale am?ricaine de Saint John. Pit stop au McDo ? l'extr?mit? Ouest de Queen's Road : roll wrap de boeuf cor?en. L'amour du risque nous poursuit. Apr?s tant d'efforts, cap sur la plage ! Un d?tour par l'appartement, via l'escalator le plus long du monde, pour choper les maillots de bain et nous voici sur un ferry pour Lamma Island. Le soleil n'est heureusement plus aussi agressif qu'en d?but d'apr?s midi et cette petite s?ance baignade sur la fin de l'apr?s-midi s'annonce plut?t bien.



Environ 45 minutes de bateau plus tard, le port de Lamma Island se d?voile et me laisse une impression de port mi-portugais mi-grec. Une chose est certaine, ici la vie s'?coule ? la roots, bien loin de l'agitation de Central. La plage se trouve de l'autre c?t? de l'?le, la travers?e ? pied du village et de la nature me permet de voir qu'?norm?ment d'occidentaux ont choisi de vivre l? en famille ? la cool. ?a a l'air d'?tre sacrement sympa comme ambiance. Il y a tout ce qu'il faut pour vivre, sup?rettes, ?picerie, droguerie, banque, restos, maisons, jardins, v?los, plages, etc. Enfin ?a a l'air jouable quoi.



L'eau ?tait ? une temp?rature tr?s acceptable, moi qui ne suis pas habituellement grand fan de baignade, j'y suis rest? au moins 1 heure ? nager entre les bou?es de la zone des 300, en vigueur ici aussi. Puis la nuit tombait, le ma?tre-nageur sauveteur rentrait chez lui, je fus donc contraint d'arr?ter l? ma s?ance annuelle de sport intensif. Allez ? bient?t l'oc?an, et sous les tropiques de pr?f?rence, ?a ne g?te rien. Les bateaux assurent la liaison Lamma-Central toutes les demi-heures, un dernier Coca sur le port et zou, retour sur le coup de 22 heures en pleine ville pour une nouvelle soir?e.



To be continued...