Antoine Online

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vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noel 2010

samedi 2 janvier 2010

Joyeux pessimisme

Au hasard d'un tri des papiers accumul?s depuis trop longtemps, je suis tomb? sur deux brouillons de r?daction de... 4?me. Rien de moins qu'un pr?cieux t?moignage de la fa?on d'imaginer le monde au cours de l'ann?e scolaire 1993/1994.

Je commence par d?peindre un monde imaginaire assez stup?fiant dans ma premi?re histoire, vous en jugerez par vous-m?me ? la lecture des lignes qui suivent. L'entame du r?cit nous plonge sans doute dans un monde post-apocalytpique simplement pour mieux marquer le contraste avec mon happy end digne des meilleurs sc?narios hollywoodiens.

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Il y a quelques ann?es, dans un petit village de province, vivait une famille de paysans tr?s pauvre, ce couple avait eu 3 enfants, mais 2 ?taient morts ? la naissance, ils ?taient constamment au bord de la famine.

Ces gens vivaient donc avec leur unique fils dans une petite masure compl?tement d?labr?e sans aucune condition d'hygi?ne. Il n'avait ni eau, ni ?lectricit?. C'est ? peine s'ils pouvaient faire un feu de bois pour les nuits froides en hiver.

Ils n'avaient pas de v?tements et ils ?taient tout le temps v?tu de guenilles. Bien s?r, ils vivaient dans la plus grande clandestinit? car ils n'avaient pas de papiers d'identit?. Pour survivre ils mangeaient des choux et des poireaux cultiv?s dans un petit potager derri?re leur cabane, mais la r?colte n'?tait pas fameuse car la terre n'?tait pas fertile.

Gr?ce ? un couple de vieilles personnes qui habitaient le village, ils r?ussissaient ? se procurer des m?dicaments par leur interm?diaire. Mais tr?s vite ces vieux amis d'enfance moururent l'un apr?s l'autre. Et les paysans se retrouv?rent une fois de plus sans personne sur qui compter.

Les mois pass?rent et leurs plantations ne donnaient plus assez de l?gumes pour les nourrir. Ils ?taient constamment malades et allaient mourir de faim si leur situation sociale ne s'am?liorait pas. Les jours pass?rent et sur une id?e du p?re, ils plong?rent dans la d?linquance. Ainsi, tous les matins, un commer?ant du village se plaignait d'avoir ?t? cambriol?. Au bout de quelques jours, les commer?ants ?taient lass?s de ces vols ? r?p?tition et avaient d?couvert les coupables. Ils avaient piti? d'eux et ne voulaient pas les d?noncer ? la police. C'est ainsi qu'ils d?cid?rent d'aider les paysans. Chaque mois, les 300 habitants du village leur donneraient quelques sous ainsi ils pourront acheter des m?dicaments et ils pourront manger ? leur faim.


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La deuxi?me histoire est ?galement int?ressante pour tous ses flagrants raccourcis de pens?e, laissant donc ?galement entrevoir une vision d?j? bien ?tablie des choses.

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Tous les jours, les m?dias nous apprennent que des conflits ont encore ?clat? dans le monde, ils parlent de drames, du ch?mage... Mais de nombreuses personnes vivent encore heureuses un petit peu partout dans le monde.

Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder les reportages ou les documentaires sur les petites tribus aux allures primitives vivant dans la for?t amazonienne ou dans la jungle.

Ces tribus vivent simplement et se nourrissent sainement avec quelques fruits. Leurs seules pr?occupations sont la p?che et la chasse. Ils passent leur temps dans la for?t car depuis tout petit, ils sont habitu?s ? vivre ainsi. Ils s'amusent, ils se baignent dans les rivi?res.

Ils savent tout faire de leurs propres mains, il ne leur faut gu?re plus d'un morceau de bois pour fabriquer une hutte, un bateau ou tout simplement une statuette ou des bijoux. Ils ont aussi des rites et des coutumes qu'ils c?l?brent autour d'un feu dans une ambiance joyeuse. Ces gens vivent en parfait harmonie avec la nature. Ils sont heureux et montrent leur bonheur.

Mais il n'est pas n?cessaire d'aller en Am?rique du Sud, au Canada ou en Australie pour rencontrer des gens vivant dans le bonheur. Car dans les grandes villes, pr?s de chez nous et m?me, peut ?tre, dans nos familles, des personnes vivent heureuses.

Ces personnes, retrait?es, vont comme tout le monde faire leur march? le matin, soit toute seule ou avec leur animal de compagnie. Elles ont parfois perdu leur mari ou leur ?pouse et elles sont devenues fragiles ou tr?s sensibles. Ces personnes se renferment sur elles-m?mes et ne se pr?occupent pas des guerres ou des multiples drames dans le monde. Leurs vies nous paraissent tristes mais si on les observe quotidiennement, on s'aper?oit qu'elles sont en fait heureuses.


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vendredi 10 juillet 2009

Un air de Bastille Day

En passant par la place de la Concorde la premi?re semaine de juillet, j?avais remarqu? cette tribune qui commen?ait ? ?tre assembl?e. Puis hier, c'est sans doute la r?p?tition du d?fil? a?rien que j?entendis en milieu d?apr?s-midi. Difficile de voir quoi que ce soit car les nuages gris bouchaient le ciel. Seul le son du passage de trois avions de chasse et d'une palanqu?e d?avions ? h?lices m'est parvenu.

Et la voix du commentateur dans ma t?te disait :

? Voici le 72?me Bataillon d?Infanterie de Marine qui se pr?sente maintenant en bas des Champs-Elys?es face ? la tribune officielle, avec ? sa t?te le vice-amiral Marin de Lespoulette. Bas?e ? Marseille, dans les Bouches-du-Rh?ne, ce r?giment compte 1200 hommes parmi ses rangs, dont nous voyons ici 200 repr?sentants. A sa t?te depuis 3 ans, le vice-amiral de Lespoulette a men? ses hommes sur diff?rents th??tres d?op?rations, parmi lesquels une mission de s?curisation du territoire Ivoirien, en fin d?ann?e 2007, dans le cadre du d?ploiement des forces de l?ONU au nord du pays. Ces hommes se sont aussi illustr?s par leur appui strat?gique, dans le Golfe d?Aden, aux hommes du 5?me R?giment Interarm?s d?Outre-Mer bas? ? Djibouti. Enfin, dernier fait d?armes remarquable, le plus r?cent, la capture de pirates des mers mena?ant la s?curit? de plaisanciers civils au large de la Somalie ? l?hiver dernier. Nous adressons une pens?e chaleureuse aux 80 hommes de ce Bataillon encore engag?s ? ce jour sur des navires affect?s ? la surveillance et ? l'interception de ces pirates preneurs d'otages dans l?Oc?an Indien. Vous pourrez noter par ailleurs que les ?paulettes de l?uniforme du 72?me BIMa est cousue d?hermine en r?f?rence au premier Commandeur de ces troupes, qui n??tait autre que Charles de Saint-Bris, dit Charles le Fou, descendant de Louis-Philippe d'Orl?ans. Filiation royale donc que nous retrouvons aussi sur le blason du Bataillon m?lant un navire pris dans la temp?te et une couronne royale sous laquelle deux sabres croisent le fer. Leur devise ? Fier et fort, grogne et mord ? reste fid?lement servie par-del? les mers du globe par les hommes qui composent cette unit?. ?

Aussi rasoir qu?un couronnement de prince h?ritier et pourtant chaque ann?e incontournable !

lundi 25 mai 2009

Chapitre 2 (The Great Conspiracy, la suite)

- Rappel des faits : l'intrigue, jusqu'alors situ?e ? Paris, m?le de multiples co?ncidences suspectes et espac?es de quelques heures ? peine. -

En ce d?but du mois de mai, BenCo faisait escale ? Paris au cours d'un voyage qui le ram?nera aux USA o? il est expatri? depuis plus d'un an. Comme nous l'avions d?j? fait en d?but d'ann?e, nous dissertions de la fa?on dont les publicitaires tentent aujourd'hui de vendre des voitures en nous appuyant sur nos deux spots f?tiches en la mati?re, j'ai nomm? : la publicit? pour la Citro?n BX et sa d?clinaison pour la Citro?n BX 19 GT.

Quelques jours passent... et voici BenCo de retour outre-atlantique. En cette fin d'apr?s-midi du 18 mai, alors qu'il quitte son lieu de travail pour rentrer chez lui, sur l'autre rive du Potomac, BenCo tombe, juste avant de s'engouffrer dans le m?tro, nez ? nez avec un clochard Cor?en porteur d'un message bien ?trange. L'homme, qui me rappelle un autre ?trange clochard qui avait pour habitude d'errer boulevard du Montparnasse, ne parle pas un mot d'anglais et a pour seul bagage une sorte de chariot sur lequel est placard?e une ribambelle de messages, ?crits en Cor?en et renvoyant pour bon nombre d'entre eux ? des URL... Au milieu de tous ces cartons griffonn?s, une ligne est intelligible pour nous qui ne lisons pas le cor?en. Celle ligne dit : "Citro?n GT" !



Qu'est ce que cela veut dire ? La Citro?n GT ? laquelle nous faisions r?f?rence, deux semaines auparavant ? Paris, a plus de 25 ans. Quelle est la probabilit? pour qu'un individu tienne une conversation portant sur un sujet ?g? de 25 ans, et retrouve ce m?me sujet, ?crit sur un carton, deux semaines plus tard, ? plus de 5000 kilom?tres du lieu de la conversation initiale ? L'?nigme continue de s'?toffer, et il doit pourtant bien exister un ?l?ment commun reliant, r?solvant m?me peut-?tre, toutes les questions en suspens. To be continued.

dimanche 12 avril 2009

The Great Conspiracy (ou Mon Da Vinci Code a moi)

Tout commence par une visite aux peintures murales d'Eug?ne Delacroix ? l'?glise Saint-Sulpice le dimanche 5 avril 2009, Dimanche des Rameaux, en milieu d'apr?s-midi. Je m'attardais ?galement face au gnomon, install? dans le bras nord du transept. Cet ob?lisque de marbre joue le r?le d'aiguille de cadran solaire. Un fil de laiton est incrust? en son centre et court de son sommet jusque sur le sol de l'?glise en direction du Sud. Chaque jour, lorsque le soleil est au z?nith, ses rayons passent au travers d'une lentille convergente situ?e dans le vitrail du transept oppos? et frappent la ligne de laiton selon une incidence fonction de la date bien s?r. Ce dispositif permet d'observer l'?ventuelle variation de la position du soleil d'une ann?e sur l'autre. Qui aurait pu se douter qu'? cet instant, ? l'autre bout de la Rive Gauche, se jouait le prologue d'une s?rie de co?ncidences troublantes...

Ce m?me dimanche, vers 19h, la promenade qui avait d?marr? un peu plus t?t dans le 6?me arrondissement s'achevait, apr?s avoir travers? les Ar?nes de Lut?ce, devant l'entr?e du salon de th? de la grande mosqu?e de Paris. La journ?e touchait ? sa fin et je gardais pour un prochain apr?s-midi ensoleill? cette id?e de venir boire un th? ? la menthe et manger quelques p?tisseries.

Lundi 6 avril, au travail, c'est le jour de la question rituelle "Et toi ? T'as fais quoi ce week end ?". Notez que cette question est recyclable pour un vendredi, moyennant un changement de temps, "Et toi ? Tu fais quoi ce week end ?". Me voil? donc face ? Mona - tous les pr?noms de mon histoire ont ?t? modifi?s pour les besoins de l'adaptation cin?matographique qui viendra, apr?s que mon best-seller dont vous ?tes sans doute en train de lire le premier chapitre se soit vendu ? 35 millions d'exemplaires et traduit en 26 langues - et dans un ?lan de standardisation de mon discours, je lui pose la question allant ? l'encontre d'un des pr?ceptes favoris de celui qui se fait appeler The Watcher (i.e. "Leave the past in the past") :
- "Dis-moi Mona... qu'as tu fais ce week end ?
(j'ai gomm? certains d?tails de sa r?ponse, qui n'en sont pas moins int?ressants, pour en venir directement aux faits qui nous int?ressent)
- Hier, je suis all?e boire un th? ? la grande mosqu?e de Paris en fin d'apr?s-midi.

Mmmhhhhh... Co?ncidence mon chez Watson... Soit. Un peu plus tard, en rentrant chez moi, j'appelle ma cousine Don Camillo, elle ne r?pond pas, je laisse un message sur le r?pondeur. Pourrez-vous imaginer o? elle se trouvait ?

Mardi 7 avril, je rel?ve mes emails en milieu de matin?e. Don Camillo m'a ?crit pour s'excuser de ne pas avoir pu me r?pondre la veille. Motif : elle ?tait ? la mosqu?e de Paris. What the F ! Du stade de la co?ncidence, nous passons ? la co?ncidence crois?e. Un peu d?rout?, je parvenais tout de m?me ? cliquer sur "R?pondre". Comme je pr?voyais le soir m?me d'aller d?ner dans son quartier en compagnie de Monsieur Z et d'Alex afin de discuter de notre prochain voyage en Argentine, ma r?ponse prenait la forme d'une question: "Aurais-tu un resto ? me conseiller autour de chez toi ?".

La r?ponse ne se fit pas attendre. Parmi les 3 suggestions formul?es, j'h?sitais entre 2 dont le restaurant Chez Janou, cuisine proven?ale, toujours sympa. Quelques heures pass?rent... avant que je ne retombe face ? face avec Mona. Nous discutions un peu et je m'enqu?rais alors du d?roulement de sa soir?e de la veille pass?e avec des amis libanais. Je n'en cru pas mes oreilles lorsque j'entendis: "Oui oui, nous avons pass? une bonne soir?e, nous sommes all?s au restaurant Chez Janou, ils font de la cuisine proven?ale, c'est d?licieux !" WHAT THE F !!! Nous atteignions l? le stade de la double co?ncidence crois?e en l'espace de 48 heures. De plus en plus troublant. But it's not over...

Jeudi 9 avril, journ?e ensoleill?e. Enferm?, j'enrageais d'aller me promener. Ainsi lorsque vint l'heure ? laquelle il ?tait raisonnablement permis de remettre ? demain ce qui m'occupait, je prenais le chemin de la maison et d?cidait d'abr?ger le voyage en souterrain aux Halles. Pour profiter du beau temps, j'allais faire le reste du trajet ? pied. Me voil? fl?nant des Tuileries jusqu'aux quais de Seine, je consacrais aussi un peu de temps ? passer quelques coups de fil, ? Don Camillo notamment. Je m'octroyais ensuite une assez longue pause contemplative sur la passerelle Solf?rino (renomm?e passerelle L?opold-S?dar-Senghor depuis peu). Puis je revenais sur mes pas et redescendait sur les quais au niveau du Pont Royal. En bas de l'escalier, une joggeuse venait juste de me d?passer de quelques m?tres... c'?tait Mona.

Confront? ? la 3?me co?ncidence de la semaine, impliquant toujours les m?mes protagonistes, et par cons?quent en pleine chute libre vers un ab?me de perplexit?, je ne parvenais qu'? lancer un "Hey !" pour me signaler. Elle se retourna et go?ta comme moi ? l'inattendu. Nous avons march? deux ou trois centaines de m?tres le long du fleuve avant qu'elle ne reparte terminer son jogging et que je ne rentre d?finitivement chez moi. Rien qu'avec ?a, il y a d?j? largement de quoi ressortir le poster "I Want To Believe" ou "The Truth Is Out There".

Vendredi 10 avril, retour au travail et jour de pleine lune. Je guettais le nouvel ?l?ment de l'?nigme qui se poserait ? moi au cours de la journ?e. Il vint par la voix de ma responsable hi?rarchique direct : "Je vous ai pr?parer un g?teau car c'est mon anniversaire dimanche !". Super sympa, it is very much appreciated. Mais je ne peux donc ?luder ce nouveau fait qui se trouve assur?ment ?tre une composante de la conspiration en cours... ma N+1 est n?e le m?me jour que ma m?re. Un doute s'emparait alors de moi, il fallait que je sache, je suis all? v?rifier et... bingo ! Mon N+2 est n? le m?me jour que mon p?re.

R?capitulons : la grande mosqu?e de Paris, Chez Janou, les quais de Seine, les jours de naissance... le sc?nario continuera-t-il de s'?crire dans les jours qui viennent ? Je suis plus que jamais ? l'affut d'un nouvel indice qui me permettrait de comprendre le sens de ce qui se trame depuis dimanche dernier. Mon N+3 est-il n? le m?me jour que moi ? Le gardien de la mosqu?e est-il actionnaire du restaurant Chez Janou ? Le cuistot de ce restaurant saupoudre-t-il ses plats d'un nectar d?veloppant une addiction chez les clients ? Quelle est la composante commune ? tous ces signes ? Don Camillo et Mona sont-elles les messag?res involontaires d'une v?rit? trop lourde ? porter pour l'Humanit? ? To be continued...

jeudi 22 janvier 2009

Monsieur Z s'est trompe d'enseigne.

Voil? bien longtemps que nous demeurions sans nouvelles de Monsieur Z ! Install? dans son petit bureau du quatri?me, il ne faisait pas grand bruit c'est vrai. Il s'agitait depuis des mois dans l'espoir de redorer le blason de son m?tier, car en d?pit de sa chance l?gendaire, le milieu dans lequel ?volue Monsieur Z conna?t aussi la crise. Du haut de sa pile de dossiers "A traiter", Monsieur Z jette parfois un ?il ? l'?tage du dessous dans l'immeuble d'en face.

Quelle surprise la premi?re fois qu'il les vit ! Une bande de petits jeunes jouait gaiement au baby-foot au troisi?me ?tage un mardi apr?s-midi dans un immeuble qui se trouve pourtant au centre d'un quartier r?put? pour le s?rieux des affaires que l'on y traite. Bon. Soit. Monsieur Z retournait ? ses dossiers.

Quelques jours plus tard, Monsieur Z devenait vraiment perplexe en les observant jouer ? la PlayStation durant leurs heures de travail ! Plus tard encore, il les surprenait en train de se goinfrer de bonbons, de Lion, Mars et Twix. En fin de journ?e, les petits bonshommes du troisi?me ?tage d'en face devenaient carr?ment d'humeur festive et trinquaient des heures durant ? la sant? de je-ne-sais-quel gourou leur permettant d'avoir ce rythme de travail bien relax. Malgr? cela, Monsieur Z dut se r?soudre au fait qu'il n'est pas log? ? la m?me enseigne et que par cons?quent, lui n'a d'autre choix que de travailler, travailler, travailler, sans baby-foot, sans PlayStation, sans Marshmallows, sans ap?ros du soir entre potes de boulot.

Une fin de semaine se pr?sentait pour le plus grand bonheur de Monsieur Z. Il allait enfin pouvoir mettre de c?t? le travail harassant qui lui ?tait confi? jusqu'au lundi matin. En d?crochant son manteau de la pat?re, juste avant de refermer la porte du bureau, des mouvements retinrent son attention dans l'immeuble d'en face. Il retraversa son bureau et se posta ? la fen?tre. Les joyeux drilles du troisi?me d'en face avaient cette fois-ci investi le balcon de leur immeuble Haussmannien pour y trinquer librement ? l'air libre et c?l?brer dignement le week-end ? leur mani?re. D'autres fumistes ?taient quant ? eux toujours scotch?s ? la PlayStation, ? gauche on rigolait aux ?clats, ? droite ?a continuait de s'empiffrer de tous les mets sucr?s et caram?lis?s mis ? disposition par leur Grand Gourou. "Mais bon sang, qui sont ces gens ?" s'interrogeait Monsieur Z.

Il devait en avoir le c?ur net. En sortant de son immeuble, il traverserait la rue et irait voir si les gais lurons avaient viss? la plaque du Grand Compte qui les entretenait dans cet univers g?nial. L'ascenseur d?pota Monsieur Z dans le hall aust?re de son employeur. En face de lui : la r?ponse ? l'?nigme. Il traversa la rue, s'approcha du porche de l'immeuble, parcourut toutes les plaques dor?es viss?es dans la pierre : Cabinet d'Avocats, Cabinet d'Avocats, Fonds de Gestion, Conseils en Actifs Financiers, Cabinets d'Avocats? et puis cette plaque, plus color?e que les autres, correspondant aux rigolos du troisi?me : GOOGLE France.

C'?tait donc ?a... Le vent frais du g?nie californien en plein Paris ! Voil? ce qui ?tait parvenu ? d?stabiliser Monsieur Z dans ses ?uvres. Monsieur Z a depuis repris son labeur quotidien sans plus pr?ter attention aux frasques de ses voisins d'en face mais admet bien volontiers qu'il s'est tromp? d'enseigne !

Le vrai prix de la crise.

Mercredi 21 Janvier 2009, 23h12, rue du Faubourg Saint-Honor? Paris VIII, ? la sortie de l'h?tel Bristol, sc?ne de violence moderne extr?me : la crise frappe de plein fouet le voiturier du palace.

Je me tenais sur le trottoir entre la chauss?e et les portes de l'h?tel. Dans mon dos, une Mercredes noire s'arr?te, un couple qui ne devait pas ?tre loin de c?l?brer ses noces d'or en descend. Le voiturier, naturellement aux aguets, se pr?cipite vers la voiture tout en sachant qu'il n'aurait d'autre utilit? que d'accueillir personnellement ces deux honorables clients, puisque la Mercedes poss?de d?j? son chauffeur attitr?.

L'homme qui en descend se d?place avec difficult?, ? l'aide d'une canne. Il serre la main du voiturier et se dirige vers le lobby de l'h?tel. Sa femme, qui trottine derri?re lui, serre ?galement la main du voiturier et en profite pour lui glisser un petit bifton de 50 Euros dans le creux de son gant blanc, vraisemblablement en guise de remerciement pour l'accueil chaleureux.

La sc?ne se fige, la dame ne l?che pas le gant blanc, une demi-seconde de malaise plane, l'?il du voiturier se plisse, elle semble h?siter. Quelle est cette ombre au tableau ? Que se passe-t-il sur le perron de ce monde luxueux ? Qu'est ce que faisait ce couple ce soir ? Paris ? D'o? tirent-t-ils l'aisance financi?re leur permettant de descendre dans les h?tels les plus on?reux de la ville ? Qui peut deviner dans quelle mesure leur fortune personnelle fut atteinte par les derniers mouvements de la sph?re ?conomique ? Elle serre encore un peu plus fort le gant blanc et semble avoir pris une d?cision... non... pas ?a ! Et pourtant si... elle glisse ? l'oreille du voiturier :
- "Vous n'auriez pas un peu de monnaie par hasard ?
Le voiturier int?rieurement interloqu? demeure en apparence imperturbable et fait bonne figure.
- Bien s?r Madame, je vous prie de m'excuser Madame. Je n'avais pas vu...
Et oui, c'est-?-dire qu'ici les billets ?chang?s n'ont pas la m?me valeur que dans la rue d'? c?t?. Il y en a toujours eu plein, partout, qui d?bordaient de toutes les poches, alors pour ne pas s'encombrer inutilement l'esprit, on a cess? d'y pr?ter attention. Le voiturier feignant dans un premier temps de ne pas avoir reconnu la valeur du billet qu'on lui tendait, revint vers la dame.
- Trente Euros iront-ils ? Madame ?
Press?e de mettre un terme ? cet ?pisode douloureux pour tous, elle acquies?ait.
- Bien s?r, bien s?r. C'est tr?s bien. Merci.
- Je vous en prie Madame, c'est moi qui vous remercie. Bonne fin de soir?e Madame."

Voil? le vrai prix de la crise ! La r?cession fait perdre aux fortun?s leurs bonnes mani?res. Mais en d?pit de tous les scandales financiers et autres d?confitures capitalistiques, il faut admettre que le sourire et la poign?e de main du voiturier du Bristol restent factur?s 20 Euros !

lundi 4 août 2008

Do not try this at home !

C'?tait un matin d'ao?t 1976 ? l'aube, un couple s'enla?ait en haut des marches du Sacr?-Coeur. Il venait de la retrouver apr?s une course folle au travers d'un Paris d?sert. Cela s'appelle "C'?tait un rendez-vous", c'est du Lelouch et c'est d'anthologie.



Le parcours pour les connaisseurs:



En 2006, un journaliste interroge Claude Lelouch sur les dessous de ce court-m?trage mythique. Ceci donne le making-off ci-dessous.



Ceci serait compl?tement inconcevable aujourd'hui, alors comme on dit outre-antlantique : we must insist that you do not attempt to create or reenact any of these stunts !

vendredi 1 août 2008

Alerte consommateur !

On croit r?ver...



Attention ami toxico, avant de consommer, viens faire tester ta dose au commissariat de ton quartier ! Sans quoi tu t'exposes ? un grave danger !

mercredi 30 juillet 2008

Virgule


48?50'38.15"N 2?19'21.12"E ; 29/07/08 ; 7:35 p.m. (GMT)