Antoine Online

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samedi 28 octobre 2006

Esperando la San Isidro



Elle est placard?e dans un endroit chez moi o? on arrive g?n?ralement press?. On y passe le temps qu'on veut, assis, ? d?tailler cette belle affiche. Gr?ce ? elle, la pi?ce est porteuse d'une atmosph?re de vacances. Lorsque je sors de cet abri ombrag?, je m'attends ? sentir remonter la chaleur du bitume de la rue ! J'esp?re d?couvrir le soleil au z?nith ! Je regarderai au travers des volets entre-ouverts la place Cervantes d?sert?e ? l'heure de la sieste. Je mettrai mon chapeau de paille, je prendrai un livre, je descendrai me ballader. Je passerai devant les ar?nes pour consulter le programme de la San Isidro, puis je retournerai bouquiner sur la place ? c?t? du kiosque. Mais au lieu de ?a, ici, tout n'est que langueur monotone (la faute aux violons de l'automne bien s?r). La question qui demeure est ainsi : repasserons-nous d'abord devant Las Ventas ou filerons-nous directement au sud de Cordoba ? A ver.



Merci MDA pour cette affiche qui inspire.

lundi 16 octobre 2006

Fin de semaine automnale

Fin de semaine en images... du vendredi soir au salon de l'auto (o? nous avons ?lu meilleures voitures, ex-aequo, la nouvelle Volvo S80 toutes options ainsi que le nouveau 4x4 Audi Q7) jusqu'au dimanche apr?s-midi sous un soleil d'hiver.

Et entre temps, nous aurons, avec Gr?goire, discut? avec un cuistot v?g?tarien irlandais ancien hippie, attabl? dans ce restaurant indien o? nous avions command? des plats ? emporter. Cela fut plut?t marrant, ?a a d?but? par un :
Lui : Cela vous ennuie si je fume ?
Nous : Lorsque les gens ont la d?licatesse de nous demander si cela nous ennuie, nous r?pondons que non.
Il n'en fallait pas plus pour que le mec commence ? nous raconter sa vie, dans ce village qu'est le 14?me arrondissement (dixit le vieil irlandais). Et en guise de conclusion de cette rencontre, nous avions le droit ? quelques saintes paroles hippies.
Lui : Surtout, aimez. Sans l'amour, vous n'irez nulle part.
Nous : Ouais ouais, ?a marche on lui dira. Allez, a+ l'irlandais.

Le lendemain, autour de l'Ecole Militaire, autre moment insolite : on s'est fait aborder, avec Ludvik!, par un italien de 80 ans qui cherchait l'immeuble o? Miterrand est mort. Lui aussi avait finalement beaucoup de choses ? raconter. Surtout des choses incoh?rentes dans un mix d'italien et de fran?ais, totalement incompr?hensible le gars. Ceci ?tant, il nous a bien fait marrer. Entre son "Le serpent dans tout ?a, c'est l'argent ! C'est ce qui fout le monde en l'air !", encha?n? de "Moi c'est ma famille qui m'a tahi ! Ne fa?tes confiance ? personne !", ponctu? par "Ici au moins on s'est occup? de moi ! J'ai eu trois hernies, et la S?curit? Sociale m'a bien pris en charge !", suivi de l'?vocation de la campagne de Russie de Napol?on et terminant par une paranth?se d?lirante sur les ordres qu'adressaient Mussolini ? son peuple au moment o? ce vieux sage, n? en Sardaigne, quittait l'Italie... fascinant tout ?a ! Mais pourquoi nous racontait-il tout cela ? Sans doute parce que nous ?tions les rares ? bien vouloir s'arr?ter l'?couter (enfin surtout moi, car ce n'est pas vraiment le style de Ludvik! que de s'arr?ter ?couter les gens un peu bizarres dans la rue). Gageons que cela lui a fait du bien de trouver des gens ? qui raconter sa guerre. On lui a dit pour le rassurer qu'on ne l'oublierait pas de sit?t !

?a m'amuse de discuter avec n'importe qui depuis que je suis revenu de Chine. J'ai commenc? par ?couter un vieux chinois me contant sa vision de l'?volution du monde un samedi apr?s-midi dans un parc ? Shangha?, et me voici devenu friand des histoires individuelles d'anciens !

Ce dimanche, la ville baignait dans une lumi?re froide, un ciel glacial en automne. ?a faisait longtemps.

mercredi 4 octobre 2006

Give peace a chance

Ce soir j'?tais ? l'Assembl?e Nationale pour assister ? une conf?rence sur le d?clin d?mographique. Outre le th?me int?ressant d?velopp? l?, ce qui m'aura interpell? en premier lieu reste la fa?on inhabituelle avec laquelle les gendarmes, qui officient aupr?s des repr?sentants du peuple, s'adressent ? vous. D'habitude, ils vous abordent avec l'accent du Sud pour vous demander les papiers relatifs ? la mise en circulation du v?hicule. En ces lieux, on vous sert du "Bonjour Monsieur", "Je vous prie de m'excuser", "Merci Monsieur" ? la pelle. Preuve est donc faite que la gendarmerie sait adapter sa r?ponse au degr? de menace qui se pr?sente face ? elle.

En l'occurence, j'obstruais le passage dans un couloir car j'attendais l'ascenceur. Plut?t que de me bousculer en ajoutant un petit "Pardon" sec et commun, tellement plus proche de la rue, d'o? je viens (j'?tais arriv? ? pied par la rue de l'Universit? depuis le m?tro Invalides), le k?pi commen?ait donc par me saluer avant de me prier de l'excuser d'avoir ? me demander de me d?caler afin de le laisser passer. Est-ce bien normal que le langage soutenu dans la bouche d'un gendarme m'ait interpell? ? Evidemment non. Mais ici, dans ce b?timent abritant le fameux "l?gislateur" ayant r?ponse ? presque tout, nous ?tions, la gendarmerie et moi, enfin plus ?gaux que jamais ! Des fils de la R?publique comme dirait Jacques. Entre citoyens n?s libres et ?gaux en droit, n'est-il pas tout ? fait normal d'illustrer le respect que nous nous portons r?ciproquement par quelques formules de politesse ? Sortis de la relation dominant/domin? usuelle sur les routes de France, la mar?chauss?e saura donc se montrer tout aussi courtoise avec vous, sinon plus, que vous ne l'?tes par ailleurs vous-m?me avec votre boulang?re. Soyez-en convaincus.

A l'assembl?e, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est poli.

dimanche 1 octobre 2006

People

Je connais des gens qui se font demander du feu par Romane Bohringer en d?but d'apr?s midi ? la sortie du Bon March?. Puis, les m?mes se retrouvent ? d?ner au restaurant ? une table d'Elodi? Fr?g? et de son petit copain ex-What4. Ils croisent ensuite Marc Jolivet en se rendant au th??tre o? ils assisteront ? une pi?ce en compagnie de Philippe Tesson. Ils ach?vent leur soir?e par un clin d'oeil ?chang? avec Jean-Paul Rouve, arr?t? ? un feu tricolore sur son scooter, alors qu'ils attendent un taxi.

Et bien quelque chose me dit que ces gens l? feraient bien de devenir paparazzi pour le compte de Gala ou de Voici.