Antoine Online

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lundi 27 novembre 2006

Au quotidien entre le 11 et le 25 novembre

C'est rudement int?ressant dis donc ! ... Je ne me lasse pas de faire ces petits update r?guliers en images de mauvaise qualit?...


Parfois je rentre chez moi et je trouve des gens dans mon salon. Quelques heures plus tard, apr?s m'?tre m?l? ? la f?te, voil? le genre de choses dont je suis t?moin. Ces gens sont cr?atifs, j'adore.


Une derni?re anecdote de merde pour la route : hier je me trouvais rue de la Croix-Nivert, une bagnole s'arr?te ? ma hauteur avec un couple de vieux assis dedans. La vitre se baisse, ils me demandent o? se trouve la rue de Lourmel. Facile... "Prenez ? gauche, et puis apr?s c'est tout droit. Vous la croiserez au deuxi?me feu tricolore". La voiture repart, je continue mon chemin ? pied. Cinq minutes plus tard, je suis ? la hauteur de la caserne des pompiers rue des Entrepreneurs, une bagnole est en warning 20 m?tres devant moi au milieu de la rue, le conducteur sort de la voiture et court vers moi. Tain ! C'?tait le m?me vieux dis donc ! Il m'avait reconnu. Il me dit : "On vient de me dire que la rue de Lourmel ?tait par l?, ? droite !" sur un ton limite ?nerv?. "HHoooooo !!! Tu te calmes !!! Je te dis que c'est droit devant toi l'ancien ! Au prochain feu ! Tain combien de temps tu vas me suivre comme ?a le vieux !? Faut que je t'y emm?ne dans cette rue ou quoi ?". Non mais je te jure, limite je me suis fait engueul? parce qu'un esp?ce de connard lui avait donn? une seconde indication diff?rente de la mienne... C'est fou. On veut rendre service et puis voil?.

dimanche 26 novembre 2006

Un b?b? en Limousin

Un d?placement professionnel jusque dans le Limousin est toujours une bonne occasion de rendre visite ? A&L, ou plut?t ? la famille A&L. Car oui depuis trois semaines, il est arriv?, le petit b?b?.

Ainsi j?eus le loisir de v?rifier ? nouveau quelques id?es tenaces quant au caract?re des b?b?s. Exemple d'id?es re?ues : le petit b?b? subit totalement tout ce qui l?entoure, le petit b?b? interagit peu avec son environnement, le tr?s petit b?b? n?embarque avec lui que tr?s peu de fonctions, le petit b?b? ne ma?trise pas tr?s bien ses gestes...

Je suis arriv? sur zone vers 21h45 pour un d?ner tardif. B?b? ?tait couch?. A 22h, b?b? se mit ? pleurer. Chouette me disais-je, j?allais pouvoir le voir ?veill? ! Transport? jusque dans le salon, nous diagnostiquions chez lui une faim passag?re. Trois semaines apr?s la naissance, nous sommes encore dans la p?riode ? open food court 24/24 ? pour b?b?. Il n?y a pas encore de rythme bien ?tabli et il r?clame qu'on le nourrisse quand ?a lui chante. Environ toutes les trois heures en l?occurrence, soit jusqu?? huit fois par jour ! Le papa, taquin, lui donnait son petit doigt ? t?ter et me disait que certains jours il parvenait ? tromper b?b? vingt minutes par cette technique ! Cette fois-ci b?b? ne se laissera pas abuser par la supercherie plus de cinq minutes. Sit?t convaincu que ce petit doigt d?livrait assez peu de lait, il recommen?a ? pleurer. Ce qui est positif avec ce b?b? c?est qu?il ne pleure pas tr?s fort. Pendant que b?b? ?tait au ravitaillement, nous nous servions l?ap?ritif. Apr?s ce pit-stop de 15 minutes suivi d?un petit rotototo, retour au berceau.

Juste avant de passer ? table pour le d?ner des grands, le papa me livrait le mode d?emploi complet de b?b? ? ce jour :
Situation initiale = b?b? dort (c?est le cas environ 20 heures sur 24).
Ev?nement conditionnant la mise en route de la proc?dure d?entretien de b?b? = b?b? pleure.

1- Prendre b?b? dans ses bras et lui donner son petit doigt ? t?ter. Si b?b? se met ? t?ter violemment, c?est que b?b? a s?rement faim. Il faut alors le nourrir. Si b?b? n?a pas faim, se reporter au point 2.

2- La couche de b?b? est-elle pleine ? Sentir le derri?re de b?b?, si une mauvaise odeur s?en d?gage, il faut nettoyer et changer b?b?*. Si le derri?re de b?b? ne sent pas mauvais, se reporter au point 3.
* : Attention, b?b? choisit souvent l?instant o? on vient de lui choisir un joli pyjama tout propre et que sa nouvelle couche n?est pas tout ? fait mise en place pour arroser la table ? langer d?un jet de pipi.

3- B?b? n?a pas faim et sa couche est propre. Peut-?tre a-t-il un petit rot de coinc? ou le ventre nou? ? Dans ce cas, prendre b?b? dans ses bras et lui faire faire de petits bonds jusqu?? l?arr?t des pleurs. Puis recoucher b?b?.

Si le passage en revue de ces mesures d?entretien ne d?bouche pas sur l?arr?t des pleurs, ben c?est pas de bol? bon courage.
Mesure compl?mentaire : laver b?b? quotidiennement dans un bain d?eau ? 37?C.

Nous terminions ? peine l?entr?e du d?ner que b?b?, du fond de son berceau, se remit ? pleurer. Il para?t qu?en th?orie b?b? est capable de souiller sa couche apr?s chaque ravitaillement. C??tait bien le cas cette fois-l?. Nettoyage, couche neuve et retour au berceau. Nous terminions alors le d?ner tranquillement.

Erreur technique en revanche, en montant nous coucher, une fois la table d?barrass?e, nous avons fait trop de bruit et b?b? s?est r?veill?. Il nous le f?t payer par une nouvelle salve de pleurs. Cela me donnait quelques instants suppl?mentaires pour l?observer de pr?s. Je notais ? cet instant qu'il est sp?cialis? en mime pour films d?horreur. Les seules expressions que nous sommes parvenus ? recueillir sont : le visage neutre, le regard interrogateur, la peur-panique, l?inqui?tude et l??pouvante. Je ne serai pas ?tonn? d?apprendre que les premiers mots de b?b? auront ?t? ? I see dead people ?.

Le papa me racontait d?ailleurs qu?un des moments le plus perturbant ? affronter ?tait pr?cis?ment le regard de b?b? ? l?instant o? il se trouve nu comme un ver, allong? sur la table ? langer. Il para?t que pendant quelques secondes, il se fige, plante son regard dans le v?tre sans cligner des paupi?res et semble, dans un abandon total de lui-m?me, implorer ? Ach?ve moi ! Vas-y je t?en supplie ! Abr?ge ma douleur. ? Traumatisant indeed.

Personnellement je n?aurai pu que l'observer se figer, regard fixe, yeux grands ouverts, t?te l?g?rement pench?e sur le c?t?. On a l?impression qu?il vit alors le plus gros bad trip de sa petite vie. Apr?s cet ?pisode, b?b? retrouvait le sommeil. Il repleura ? intervalles r?guliers toute la nuit mais bien heureusement j?ai le sommeil bien lourd et je n?ai rien entendu !


Au chapitre boulot, j?ai appris, pendant ce d?placement, que les chinois copiaient les produits que nous commercialisons. Rien de bien ?tonnant me direz-vous... la copie ill?gale n'a pas de raison de se limiter ? Lacoste, LVMH ou Mont Blanc. Un peu plus surpenant quand m?me : ils sont all?s jusqu?? dupliquer le site Internet fran?ais de la bo?te, traduit en chinois bien s?r, pour se faire conna?tre localement et b?n?ficier de la reconnaissance que nous accorde le march?. Encore plus fort : ils copient aussi les produits de nos concurrents et les pr?sentent sur leur fake site Internet d?riv? du n?tre. Fascinant. Quand on dit que les pays d?velopp?s et industrialis?s sont condamn?s ? innover en permanence, ce n'est vraiment pas une blague !


Pour terminer, je vous r?v?le assez volontiers que le moment le plus agr?able de ces escapades corr?ziennes demeure l'instant du retour o? mon pied se pose sur le quai ? Austerlitz. Pendant 30 secondes, je frise l'euphorie, je reprends pleinement conscience apr?s avoir vasouiller un peu plus de trois heures la t?te ?cras?e contre la vitre du train. Non pas que ce ne soit pas agr?able d'aller voir les amis en milieu de semaine, bien au contraire ; mais plut?t parce que je n'aime pas que le boulot m'arrache ? mon quotidien, l? o? les choses se passent habituellement.

mardi 14 novembre 2006

Un pr?sum? russe pour deux hypoth?ses

Lundi 13 Novembre 2006, 8h09, je me trouve place Marcel Cerdan, sous la station de m?tro Dupleix. Arrive en trombe une Polo grise m?tallis?e avec immatriculation diplomatique. Le conducteur abandonne le v?hicule contre le trottoir au pied d?un feu tricolore. Il en descend en courant. L?homme est tr?s envelopp?, son visage est rond, il est barbu et ses cheveux sont grisonnants. Il a une morphologie d?homme des pays de l?Est, russe peut-?tre. Il se pr?cipite vers une cabine t?l?phonique, compose un num?ro, parle une vingtaine de secondes et raccroche. Il retourne ? sa voiture d?un pas tranquille en regardant droit devant lui. Puis d?marre et s?en va.

Hypoth?se num?ro 1 :
C??tait un agent des services secrets de Moscou. Il venait de parvenir ? r?cup?rer une mallette d?argent sale contenant 100 millions de dollars ainsi que des diamants destin?s ? la lunette optique d?un canon laser surpuissant tomb? aux mains d?un groupe d?anciens officiers du KGB, nostalgiques du temps de la Guerre Froide, qui comptaient d?truire le bouclier anti-missiles des am?ricains. Depuis cette cabine t?l?phonique, cet homme t?l?phonait ? une taupe, venue ?tudier et vivre en banlieue parisienne au lendemain de la chute du Mur. La taupe, sortie de son sommeil il y a quelques jours, lors de l?arriv?e de l?agent ? Charles-de-Gaulle, n?attendait depuis qu?un coup de fil au cours duquel on lui dirait : ? Sam est sauv?. La valise et les carats sont ? la maison. Stravinsky continuera de jouer dignement ce soir? Merci pour tout Colonel, au revoir. ? Clic. Combin? raccroch?. A l??nonc? de ce message, ?manant de la cabine place Marcel Cerdan, la taupe aura eu pour mission de remonter cette information cod?e par ligne satellitaire s?curis?e ? son contact moscovite. Plus tard dans la journ?e, Vladimir appellera Georges pour lui confirmer que les vilains petits canards boiteux de l?ancien r?gime sovi?tique ont ?t? mis hors d??tat de nuire, ce qui aura pour effet de renforcer la confiance mutuelle que s?accordent les deux anciens ennemis. L?agent que j?ai vu, quant ? lui, reprenait sa Polo et se rendait dans le XVI?me arrondissement chez son amie Rita, pianiste de renomm?e internationale. Il passera en sa compagnie une journ?e agr?able ? visiter le mus?e d?Orsay et ? fl?ner sur les bords de Seine. Demain il voyagera sous une fausse identit? sur un vol commercial pour Saint-P?tersbourg, l? o? il r?side entre deux missions, en faisant escale ? Varsovie.

Hypoth?se num?ro 2 :
C??tait le vieil Igor, cuisinier ? l?ambassade de Russie, qui une nouvelle fois avait d?cid? de faire le mur pour rendre visite ? sa vieille amie Olga habitant Issy-les-Moulineaux. Lorsque Igor s?absente, Son Excellence Monsieur l?Ambassadeur encourt le risque de ne pas avoir, ? son r?veil, les ? toasts grill?s ? la Igor ? dont il se d?lecte chaque matin. Igor, en bon gar?on pr?voyant, a depuis longtemps form? son second ? la grande recette des ? toasts ? la Igor ?, de mani?re ? ce que S.E.M. l?Ambassadeur ne soit jamais priv? de son plaisir culinaire du matin, quand bien m?me Igor aurait d?cid? de prendre temporairement quartier chez Olga. Sage pr?caution? Oui mais seulement voil?, ce lundi 13 novembre, tout s??tait mis ? merder dans les grandes largeurs. Loi de l?emmerdement maximal. Igor ?tait chez Olga, et le r?veil n?avait pas sonn? ? cause d?une coupure de courant dans la nuit. Igor serait donc en retard pour le service du petit-d?jeuner. Pas de probl?me, direz-vous, puisque le second assurera le grillage des toasts ? fa?on Igor ?. Oui mais voil?, le second souffre de maux d?estomac depuis samedi soir et a finalement d?cid? de prendre un jour de cong?. Ne reste plus qu?en cuisine le stagiaire. Lui c?est s?r, il va les foirer les toasts. Anna, en charge de la blanchisserie ? l?ambassade, et ne voyant pas revenir Igor avant 8 heures comme ? son habitude, a pris la libert? de l?appeler sur son t?l?phone portable. Oui mais voil?, aujourd?hui le t?l?phone d?Igor ne s?est pas recharg? dans la nuit, toujours ? cause de la coupure de courant. La conversation a pu durer 15 secondes, le temps pour Igor de prendre conscience de l?urgence de la situation. S.E.M. l?Ambassadeur se l?ve dans 30 minutes et personne ? l?ambassade ne conna?t la recette des toasts. Le t?l?phone avait ?mis un ? bip ? de d?tresse et s??tait ?teint. Batterie vide. Igor, pris la direction des fourneaux au volant de sa Polo diplomatique, et d?cidait de s?arr?ter en chemin place Marcel Cerdan, pour t?l?phoner ? Anna et lui livrer en quelques mots le secret de ses fameux toasts. C?est un gros risque qu?il a pris, car Anna s?empressera sans doute de r?p?ter ce secret ? tout le personnel, et d?s lors que tout le monde sera capable de faire des ? toasts ? la Igor ?, qu?est ce qui justifie le maintien du vieil Igor, cabot, bon vivant et misogyne, ? son poste de chef cuistot ? Sonn?, encore sous le choc d?avoir du livrer le secret qui f?t de lui une l?gende, Igor retournait vers sa Polo et se remettait ? rouler doucement vers son ambassade. Un seul espoir demeure pour lui : que le Kremlin ne s?inspire pas, avant l?heure de la retraite d'Igor dans 3 ans, de ses cousins capitalistes en lan?ant un plen de r?duction des co?ts et de rationalisation des comp?tences du personnel au sein des missions diplomatiques.

And life goes on.

samedi 4 novembre 2006

"In front of me" (17.10.2006 - 03.11.2006)