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samedi 30 juillet 2005

A summer week in New York City



R?cit d'une semaine pass?e ? New York au milieu de ce mois de Juillet 2005 . Tout d?bute par un voyage sans encombres de Shanghai ? NY en passant par P?kin, qui dura 18 heures r?elles, mais, magie du d?calage horaire, ne me fit perdre que 6 heures. Ci-dessous, une photo de la route emprunt?e et du paysage inhospitalier ? la verticale des Rocheuses.


Arriv?e en territoire am?ricain, je n'?chappais pas aux 2 heures d'attente usuelles ? la douane. Pass?e cette formalit?, ? moi l'entertainment ! Plut?t que de faire un r?cit chronologique de cette derni?re semaine, comme lors de mes pr?c?dentes excursions, je vais reprendre quelques ?l?ments de ces moments pass?s aux Am?riques.




La police et les pompiers :


Bott?e, Casqu?e et Mont?e


L'unit?s 4 crois?e ? une encablure de Wall Street, la 15 sur Broad Street et la Ladder 20 gar?e dans Prince Street. Les camions des firefighters portent souvent pour stigmate du 11/09 la liste des camarades perdus, tout comme le fronton de la plupart des casernes. Ce qui m'am?ne ? ?voquer Ground Zero.


Ground Zero :


Il tombait ce matin l?, par intermittence, une fine pluie allant parfaitement bien avec l'ambiance un peu glauque du quartier. Le grand trou est encore pr?sent mais la note positive est que le chantier de la reconstruction a d?but?. La premi?re pierre fut pos?e le 4 Juillet 2004. La tour de verre qui se dressera ? cet emplacement culminera ? 1776 feet de haut. Que de symboles ! Ci-dessous le Saint Paul's Churchyard du nom de la petite chapelle recueillant encore de nombreux vestiges et t?moignages li?s au 11/09/01 et une photographie du tableau pr?sentant le devenir du site (? l'horizon 2008 je crois).




Wall Street :

La fameuse rue o? si?ge le temple de la finance mondiale, le New York Stock Exchange entour? de tous les grands si?ges des investisseurs que comptent cette place. Le NYSE ne se visite plus depuis 2001, on ne peut donc voir les vrais courtiers que pendant leur pause caf? sur le trottoir.




Statue de la Libert? et Ellis Island :

Le petit tour en bateau qui emm?ne vers ces 2 ?les d?bute dans Battery Park o? on peut y voir la "sphere" qui a tr?n? une trentaine d'ann?es sur l'esplanade du WTC, comme le dit la pancarte, souffl?e et ?corch?e par l'effondrement des tours jumelles et finalement r?cup?r?e et expos?e en l'?tat dans ce petit espace de verdure ? la pointe sud de Manhattan.


En route donc vers la Statue de la Libert?, on prend le bateau et on regarde les immeubles qui s'?loignent. On jette un coup d'oeil au gros Zodiac des Coast Guards pratiquant l'art de la disuasion avec 2x225 chevaux sur une embarcation l?g?re d'environ 6 m?tres ?quip?e de 2 fusils mitrailleurs, ? l'avant et ? l'arri?re. Enfin on passe le temps de la travers?e en compagnie des mouettes, sans doute pay?es par l'Office du Tourisme pour divertir l'am?ricain ayant un peu le mal de mer en pleine digestion de son Quarter Pounder Cheese.



Arriv?e au pied de la statue et "d?barquement" sur l'?le. Un petit peu d'Histoire par la lecture des panneaux viss?s l? par nos amis les Rangers du National Park Service. Puis de nouveau un passage ?motion avec un avant/apr?s de la skyline vue de cet ?lot.



Sachez, par ailleurs, que la Statue de la Libert? ne se visite plus aussi facilement qu'avant non plus. Il faut, pour atteindre le socle de la Statue, r?server un ticket avant de venir (pas de vente sur place) aupr?s de la compagnie Circle Line.


La ballade se prolonge sur Ellis Island par le mus?e de l'Immigration. Cette ?le servait ? accueillir les bateaux d'immigrants du monde entier de 1840 jusque dans les ann?es 1920. Si j'ai bien retenu la le?on, il y eut principalement 2 vagues d'immigrants. La premi?re vague sur la seconde moiti? des ann?es 1840, venue d'Irlande, apr?s qu'un champignon eu d?truit les plants de pomme de terre, principale base alimentaire de la population et causant ainsi une p?riode de grande famine. La seconde p?riode d'immigration est celle qui nous vient plus naturellement en t?te, de 1890 ? 1924, o? pr?s de 12 millions d'immigr?s entr?rent aux Etats-Unis (puis 4 millions de plus de 1924 ? 1954).


Ellis Island accueillait donc les bateaux, et les agents de l'immigration se chargeaient de relever l'identit? des gens, de s'assurer qu'ils n'?taient pas porteurs d'une maladie grave ou n'?taient pas atteints de troubles psychologiques. Si c'?tait le cas, un h?pital sur l'?le se chargeait d'essayer de les soigner. Dans la proc?dure normale d'immigration, ?galement, un court entretien visant ? demander ? chaque nouvel immigr? s'il conna?t un m?tier, s'il a d?j? des parents ?ventuels sur le sol am?ricain, s'il a de l'argent, etc. Tout pour s'assurer en somme que les gens ne sont pas l?ch?s dans la nature avec un statut de mis?reux naturalis? am?ricain. L'objectif de la d?marche, un peu rustre aux premiers abords, ?tait bel et bien de faciliter l'int?gration de tout nouvel arrivant. Si par malheur, les agents de l'immigration avaient un doute sur la sant? ou sur la capacit? de contribuer ? la prosp?rit? recherch?e sur le sol am?ricain d'un homme fra?chement d?barqu?, alors ils le renvoyaient cruellement dans son pays. Le malheureux avait tent? sa chance au Nouveau-Monde, avec pour espoir de fuir la famine, la mis?re, les guerres, de mettre sa famille ? l'abri de tous risques, sans succ?s. 2% des arrivants ?taient renvoy?s vers leur port de d?part.


Dans le mus?e, toujours dirig?e par ces charmants Rangers, on peut assister ? une reconstitution d'une audience du tribunal de l'immigration, charg? de se prononcer sur le cas r?el d'un certain Mario arriv? en 1912. Les registres d'Ellis Island nous apprennent que ce brave Mario avait ?t? renvoy? vers son pays natal probablement ? son grand d?sespoir. En 1921, une loi ?tablit des quotas d'immigrants par nationalit?. L'activit? de l'?le d?cro?t alors naturellement puisque l'immigration de masse n'est plus ? l'ordre du jour. L'?le ferme en 1954 et est abandonn?e jusque dans les ann?es 1980 o? un groupe de riverains new-yorkais militent pour sa restauration. Leur voix est entendue, dans les ann?es 80, l'?le est d?cap?e et les b?timents rafistol?s, le mus?e de l'immigration ouvre en septembre 1990.


On dirait le bateau du vilain Largo dans James Bond. On s'attendrait presque ? voir Domino danser sur le pont, n'est-il pas ?


Les banques :

Retour ? la terre ferme pour quelques clich?s des plus belles institutions bancaires. Ma collecte est maigre, j'ai le si?ge de la Citi sur la 5?me Avenue, le si?ge de JP Morgan Chase sur Park Avenue mais il me manque Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley, CSFB... et je suis pass? devant mais je n'ai pas eu le r?flexe de prendre en photo (je ne m'explique pas encore pourquoi) : UBS, HSBC (apr?s tout pour celui-ci c'est pas grave vu que j'ai d?j? le si?ge ? Hong Kong), Bank of America, Lehman Brothers... tant pis.





L'Empire State Building :

Il n'y a pas grand chose ? dire d'autre que c'est le plus grand gratte-ciel de l'?le. Il n'y a qu'? admirer la vue. Sur le premier panorama se cache un Concorde (de British Airways), saurez-vous le retrouver ? (indice : il n'est pas dans le ciel)



La photo suivante (? gauche) est un zoom sur le Chrysler Building, toujours vu du haut de l'ESB. Notez ? droite du Chrysler Building, une haute tour noire qui n'est autre qu'une des tours Trump. Sur la photo du milieu, cette m?me tour impressionnante prise en photo alors que je me trouvais ? son pied. Encore impressionnant. Enfin photo de droite, une vision originale de l'Empire State (en Lego !).




Les Nations Unies :

Chez Kofi, c'est toujours open, m?me en coup de vent vers 16h30, y'a pas de probl?me, tu rentres (tu payes) tu regardes, tu es ici chez toi ami des peuples libres. Les salles que nous voyons souvent film?es ? la t?l?vision commencent ? faire un peu vieillottes ? vrai dire. Le tout ?tait tr?s probablement ? la pointe du modernisme et de la technologie ? la fin de sa construction au d?but des ann?es 50, mais d?sormais la d?co dans son ensemble est un peu d?fra?chie, le syst?me de traduction (les oreillettes en plastique sur chaque si?ge) sont carr?ment old school, le mobilier est aussi d?pass?... en somme seul l'immeuble de verre a encore belle allure vu de l'ext?rieur.

Ci-dessous l'Assembl?e G?n?rale version kinopanorama. La mosa?que de Norman Rockwell, cadeau des Etats-Unis. La salle du Conseil de S?curit? o? Monsieur Galouzeau v?cu l'apog?e de sa vie de diplomate flamboyant. La fa?ade de l'Organisation.






L'art :

New York abrite de merveilleux mus?es tels que le MoMa (Museum Of Modern Art), le MET (METropolitan museum of art), la Frick Collection, le Guggenheim museum, l'American Museum of Natural History, pour les plus connus et les plus r?put?s.


MoMa (54th St)


Frick Collection (70th St)


American Museum of Natural History (79th St)


MET (82nd St)


Guggenheim (89th St)



Midtown :

Bien que les vues panoramiques prises du haut de l'Empire State Building illustrent bien ce qu'est Midtown (un enchev?trement de tours plus ou moins r?centes), revenons sur quelques lieux connus de ce m?me quartier. Il y a tout d'abord le Rockfeller Center (sa patinoire et son arbre de no?l en hiver, sa terrasse en ?t?). Le Rockfeller Center est entour? par les studios de t?l?. NBC y tourne quelques talk-show matinaux, les infos du soir ?galement je crois, et le Saturday Night Live. ABC, quant ? elle, poss?de aussi de quoi enregistrer ces ?missions au pied de la tour. Toujours dans le domaine audiovisuel, non loin de l?, on peut aussi s'attarder au Radio City Music Hall, une bien fameuse salle de spectacle.


Si nous quittons le Rockfeller Center par la 5?me Avenue, on tombe quasiment nez ? nez avec la Saint Patrick's Cathdral. Edifice incongru au milieu des tours de bureaux mais c'est propre, y'a rien ? redire. La finesse n'est pas au rendez-vous mais la pierre est blanche (? l'int?rieur au moins) et bien taill?e.


En remontant la 5?me Avenue, on croise foultitude de magasins luxueux (sur cette portion de l'avenue, c'est un peu "the place to be" pour les grandes marques). Et nous d?bouchons finalment ? l'angle sud-ouest de Central Park o? on y voit l'h?tel Plaza. Ferm? pour mi-r?novation, mi-d?mantelement. Il se peut que les anciennes grandes suites de l'h?tel soient reconfigur?es pour en faire des appartements de grand luxe propos?s pour une "paille" (?tant donn? le standing promis, l'emplacement et la vue) : tarif de base entre 20 et 25 millions de dollars. Et le reste de l'h?tel pourrait r?ouvrir dans quelques ann?es ... ? Pas certain, faudra voir. Enfin de toute fa?on, on s'en fout puisque m?me quand c'?tait ouvert on n'y allait pas.




Les magasins :

Je parle l? non pas des ?choppes, des revendeurs, des petites boutiques, non, non, non... je parle plut?t de lieux servant de show-room aux grandes marques, d'adresses prestigieuses, de ces magasins qui n'am?nent pas le badaud vers l'exp?rience de consommation classique. Des magasins qui sont plus que des magasins donc, face auxquels le fr?le individu lambda dot? d'un pouvoir d'achat raisonnable tombera d'abord sous le charme des frasques d?bauch?es pour son seul plaisir par sa marque pr?f?r?e. Je parle de lieux de vente o? bien en amont de l'?quipe marketing, un architecte d'int?rieur a ?t? convoqu? pour faire du lieu un endroit trendy, sorte de blason actif du logo se trouvant sur la devanture. Un magasin o? les PDG, les artistes BoBo du moment et les mannequins re?oivent un carton d'invitation les priant de venir f?ter le jour de l'ouverture en compagnie du ghotta de la presse hebdo et mensuelle. Bien. Point trop n'en faut (trop tard, je sais), tout le monde aura cern? de quoi que je veux m'exprimer.

Tenez par exemple ci-dessous, un contre exemple. C'est pas du tout ?a que j'entends vous montrer. Alors pourquoi le montrer ? Parce que OMG, d?dicace ? Polth. D'autres sauront appr?cier le Dunkin' Donuts.


Revenons ? nos moutons.


Le "Nintendo World" (vous voyez quand je vous disais que les marques font de ces magasins des ?tendards) Store au Rockfeller Center. On peut essayer ? l'oeil tous les derniers jeux, et preuve que je dois avoir d?passer la limite d'?ge, il m'a fallu trois minutes de bataille acharn?e avec la manette sur un jeu de rallye pour trouver le bouton de l'acc?l?rateur... Cette loose quoi... La derni?re photo ci-dessus montre un Game Boy qui s'est fait blaster lors d'un bombardement pendant la premi?re Guerre du Golfe en 1990. Et apparemment la coque a m?chamment morfl?e mais l'?cran et l'int?rieur sont intacts. Tetris marche toujours.


Tous dans un mouchoir sur la 5?me Avenue. La fameuse portion "the place to be" dont je parlais pr?c?demment.


Une mise en sc?ne ?poustouflante pour vendre les jouets chez Toys'r'us sur Times Square. L'Histoire retiendra d'ailleurs que nous y ?tions ? 2h30 de la sortie du 6?me tome des aventures d'Harry Potter. Les gens faisaient la queue sur le trottoir habill?s de capes et d'?charpes aux couleurs de "Gryffindor" (en V.O.). Deuxi?me photo prise chez F.A.O. Schwarz, rayons peluches absolument extraordinaire. On aurait tort de se priver d'un bel ours polaire dans sa chambre pour ? peine 3500$... foncez, vous pouvez commander en ligne ici. Et puis pour No?l, cette ann?e, les cadeaux sont tous trouv?s : une Mercedes SL500 miniature pour faire comma papa, et une petite maison pour mettre dans la prairie et vivre des heures heureuses loin des petits tracas quotidiens. Vous remarquerez que j'ai habilement choisi 2 cadeaux, un pour les petits gar?ons, un pour les petites filles, dans une gamme de prix ?quivalente, comme ?a pas de jaloux ! Enfin la derni?re photo n'est autre que le Virgin M?gastore sur Times Square, un joli cadeau pour les f?tes ?galement.


Dans SoHo, l'Apple Store au croisement entre Prince et Greene Street. Macy's sur la 34?me rue entre Broadway et la 7?me avenue. Et Bloomingdales au croisement de Lexington avenue et de la 59?me rue. Comme des galeries Lafayette mais en mieux.


Central Park :

Toujours agr?able de venir se mettre au vert pour quelques heures. Les joggers sont partout et pourtant il est possible de trouver la pl?nitude, ? l'image des photos qui suivent.




Pont de Brooklyn :

Je suis formel, ce pont est de plus en plus ab?m? ! La rouille le ronge. C?t? Manhattan, on a un peu d'argent donc on a pris le temps de demander au peintre de refaire la ligne jaune s?parant la piste cyclable de la piste pi?tonne, mais c?t? Brooklyn (? partir du milieu du pont tr?s exactement), on a plus un kopek visiblement. Cette ballade s'est faite dans la grisaille et la chaleur. En guise d'introduction ? la promenade, un coup d'oeil sur la mairie.






SoHo :

South of Houston Street en d?condens?. Fait partie des quartiers branch?s avec Greenwich village et Tribeca o? sont install?s nombre de petites galeries d'art, de commer?ants fashion pour la mode ou la d?co, de restos ou caf?s en vue. L'atmosph?re y est bien agr?able, il n'est plus question d'?tre surplomb? par de hauts immeubles non. Tout n'est qu'ancienne fabrique remodel?e ou petite construction de 3 ou 4 ?tages. Tout ceci en fait, ? juste titre, un des quartiers les plus agr?ables de la ville pour occuper ses journ?es. A signaler aussi l'?mergence d'un quartier dissident : "NoHo". Pour le North of Houston Street bien s?r, auquel s'est adjoint le voisinage de Washington Square Park. "Non mais alors, y'a pas de raison, nous aussi on a le droit ? notre part du g?teau.", ont-ils du se dire. Et apr?s tout, ils ont bien raison puisque ces r?sidents aussi sont limitrophes de Greenwich village et de leurs coll?gues branchouilles du "au sud de la rue houston", alors y'avait pas tellement de raison de les laisser sur la touche. L'apparition d'une rubrique "NoHo" dans les guides touristiques authentifiera tr?s certainement leur victoire. En revanche, pr?venons tout de suite tous les quartiers alentours ayant des vell?it?s de succ?s facile et de coups de pub arrang?s : l'expansion est close. Tout du moins pour le moment. Il faudra d?sormais attendre un faux pas des "neighborhoods" tenant le haut de l'affiche pour pouvoir pr?tendre ? une place de challenger s?rieux.


Un dernier mot pour signaler qu'il s'est produit exactement le m?me ph?nom?ne ? quelques rues de l? dans Little Italy avec l'apparition du jour au lendemain de NoLita : North of Little Italy. La probl?matique ?tait certes quelque peu diff?rente. ?a vous int?resse ? OK, allons-y pour un petit cours d'Histoire r?formiste. Little Italy au fur et ? mesure des ann?es 90 et d?but 2000, r?tr?cissait comme peau de chagrin. Tant et si bien que les derni?res fois o? j'en entendis parler, il n'?tait plus question quasiment que d'une rue ou deux... Les chinois de Chinatown install?s au Sud ?tendaient toujours un peu plus leur quartier au d?triment de nos amis de La Botte. Les sympathiques petits-enfants d'immigr?s Romains, Milanais et j'en passe, se retrouv?rent v?ritablement pris au pi?ge, encercl?s par les citoyens de l'Empire du Milieu. Pour assurer la continuit? du nom de leur ancien village, la solution ne pouvait venir une fois de plus que de l'?chappatoire naturel, c'est-?-dire du Nord (du nom de la voix). Ainsi en toute logique, le bourgmestre et les villageois du canton situ? au Nord de la petite Little Italy en perdition ont du se r?unir en AG extraordinaire pour voter la constitution d'une nouvelle raison sociale vou?e officiellement ? parfaire l'attractivit? du site mais avant tout, officieusement, ? sauvegarder l'identit? en danger de nos fr?res de la vall?e d'Aoste et des bords du lac de C?me. Les statuts pr?voyaient donc que le nom de Little Italy serait adopt?, auquel on adjoindrait la r?f?rence g?ographique "North of", tout ceci pour rappeler aux Historiens futurs qu'ici avait eu lieu un remodelage de derni?re minute. La nouvelle identit? ainsi fa?onn?e lierait les 2 quartiers pour l'?ternit? face aux cousins venus d'Orient. Ce nouveau nom, faisant toujours r?f?rence ? l'accentuation enjou?e des faubourgs Turinois, ?tait parfaitement adapt? d'une part ? cette mission imp?rieuse du devoir de M?moire et d'autre part ? attirer de nouveaux cr?ateurs, stylistes, photographes, musiciens... ? l'instar de Tribeca, SoHo, Greenwich ou West Village. Il para?trait selon mes derni?res informations r?colt?es sur le sujet que le standing de NoLita resterait un peu moins ?lev? que celui de Tribeca ou de SoHo o? les lofts y sont spacieux et tr?s bien r?nov?s. Mais sur le plan des commodit?s (supermarch?s, restaurants, salles de spectacle, boutiques), tous ces quartiers sont log?s ? la m?me enseigne. Ainsi pour conclure cette page d'Histoire urbaine sur une ouverture propice au d?bat public, je pose la question suivante : Habiter NoLita sous-tend-t-il de ne pas avoir atteint la maturit? financi?re n?cessaire ? la location ou ? l'achat d'un loft de haut standing dans le groupement de quartiers "West Downtown" ? Habite-t-on NoLita par choix ou par contrainte faute de mieux ?




Greenwich village :

Nous arrivons ici dans ce que j'appellerai le poids lourd des quartiers o? il fait bon vivre. Les rues trac?es au cordeau s'effacent pour laisser place ? de charmantes ruelles bord?es d'arbres. Beaucoup de petits caf?s et de petits commerces, et de vrais autochtones de la tranche 25-35 ans. C'est bien simple, cela m'a rappel? Locust Street, l? o? habite le Dr Malcolm Crowe, le psy du petit Cole, ? Philadelphie. Voyez par vous-m?mes.




Attardez-vous sur le drapeau flottant au-dessus de l'entr?e de la "Village Tavern" (photo milieu rang sup?rieur). Il y est inscrit : "Drinking Consultants since 1998". Un bien joli m?tier. Les connaisseurs auront reconnu "l'immeuble" des Friends (photo milieu rang inf?rieur). Ce b?timent ? l'angle de Bedford et Grove Street sert en effet de plan de transition dans quasiment tous les ?pisodes que comptent les 10 saisons de la s?rie.


Times Square :

L'endroit le mieux ?clair? au monde, ex-eaquo avec les autoroutes belges peut-?tre. Jour et nuit, c'est l'effervescence. Un v?ritable raz-de-mar?e humain a lieu ? l'heure de sortie des th??tres apr?s les repr?sentations chaque soir. Pour avoir v?cu cet instant 2 fois, je puis vous dire que "quand c'est trop, c'est trop". Voil?, qu'on se le dise, ce n'est pas agr?able d'?tre 150 000 sur un trottoir o? on ressent le besoin de marcher la t?te en l'air. Mais pass? le barrage de la foule, l'ambiance est ?lectrisante... hum hum. Les ph?nom?nes tel que le naked cow-boy y sont bien s?r pour quelque chose. Allons-y en images.





Une petite anecdote ? Pas de probl?me, nous avons ?a en magasin. Un soir, nous nous mettions en qu?te d'un cin?ma passant le tout fra?chement Now Open "Charlie and the Chocolate Factory" de Monsieur Burton avec le sympathique Johnny Depp. Un film ? notre port?e donc puisque nous ?tions d?j? convaincus qu'il devrait plus nous s?duire par son esth?tisme que par sa puissance de dialogues (des dialogues que nous nous attendions ? ne pas saisir dans toutes leurs nuances). Pourquoi vouloir aller au cin?ma l? o? il est plut?t de rigueur d'aller au th??tre ? Parce qu'un cin?ma, ?a s'improvise, alors que pour le th??tre, il faut avoir acheter ses places dans l'apr?s-midi et puis surtout parce qu'il n'y a pas encore d'adaptation sur les planches de ce que nous souhaitions voir par-dessus tout ce soir l? : Charlie and the Chocolate Factory (bien plus par exemple que War of the Worlds). Je l'ai d?j? dit oui, je m'?gare.

Bien, ne sachant donc pas trop par o? entreprendre notre recherche du grand ?cran appropri?, nous d?cid?mes de partir de la 54?me rue et de descendre vers Times Square selon la m?thode du serpent, c'est-?-dire en zigzaguant. Arriv?s dans le chaudron vers la 45?me rue, toujours pas de salles de cin?ma ? l'horizon... arf. Et soudain l'?tape providentielle, le check-point inesp?r? : Times Square Tourist Information. Nous nous ruons ? l'int?rieur, bien conscient que les minutes nous s?parant du d?but d'une ?ventuelle s?ance continuaient de s'?gr?ner : "Bonjour Monsieur, where are the closest movie theatres please ?". Ouf l'homme en avait une id?e assez claire, il sortit un plan de son pupitre et nous dit "when you get out of here, make a left, walk straight ahead until crossing 42nd street, make a right and here is a first 18 screens complex. In front of it, there is a second one with 25 screens." Yahoo yahoo yahoo... c'est parti. Nous atteignons d'un pas aguerri les 2 complexes. Le premier ne passe pas le film souhait?, direction le trottoir d'en face et les 25 salles. Ici c'est possible, au prix de 10,50 dollars la place. Ah ma petite dame, on n'a plus rien sans rien, la faute ? l'Euro et ? l'an 2000 ?a, moi je vous le dis. C'est le petit-fils ? M?me Perriau, celui qui travaille au minist?re, qui nous l'a confirm?... La s?ance d?bute 40 minutes plus tard. J'avais rep?r? dans la rue, ? quelques m?tres de l?, une boutique officielle des Yankees, on va y faire un tour pour patienter. Preuve que sur Times Square, il n'y a pas de place pour l'ennui. 19h25, la s?ance approche, nous retournons dans cet AMC aux proportions frisant le gigantisme pour notre s?ance ? 19h40. Et l? enfin, arrive l'int?r?t de cette anecdote, j'ai l'id?e de vivre cette exp?rience cin?matographique am?ricaine jusqu'au bout. Je m'avance de la buvette dans l'id?e d'y acheter un grand Coca... et quelques secondes plus tard, sur un malentendu et 13 dollars, je me retrouve les bras charg?s de 2 litres de Coca, un seau de 10 litres de pop-corn et 2 litres d'eau. "Chouette" me dis-je le sourire aux l?vres, l? on ne fait pas semblant. La salle est grande, nous nous installons en bas, nous sommes entour?s d'am?ricains. Les petits n'arr?teront pas de courir sous l'?cran pendant tout le film, une grosse dame ?clatera de rire bruyamment dans mon dos pour un rien se produisant ? l'?cran, l'atmosph?re est bruyante mais coll?giale, le film est color?, la bande son originale est vraiment marrante, les quelques personnages adapt?s par Tim Burton sont tordants, un tr?s bon moment pass? l? au final ! J'estime avoir fini mon seau de pop-corn un peu plus loin qu'au cap de la mi-bobine, le Coca pareil. L'eau, je l'ai laiss?e aux femmes et aux enfants, rah rah rah... tristesse de la vanne. Non, bon finissons-en avec cette anecdote, c'?tait une soir?e 100% (a hundred per cent !!!) am?ricaine tout ? fait excellente. A r?it?rer. Sur le trottoir en sortant, je l?chais cet aphorisme moderne r?sumant tout : "La foooliiiiiieee du cin?ma !!!". Mes 2 compagnons de vir?e approuv?rent et en gardent le m?me souvenir. (Ils ont m?me depuis eu l'occasion d'?tablir un comparatif entre V.O. et V.F., ils sont cat?goriques, rien ne vaut la 42nd street.)


Street Art :

Nous arrivons ? la conclusion de notre ballade de juilletiste. C'?tait bien. New-York est une ville que nous aurions encore bien envie d'explorer plus en d?tails. Et pour cela, nous avons tout le temps devant nous.

Les quelques photos suivantes furent prises un peu partout o? l'homme moderne a colori? les briques.






Epilogue : s?quence "no comment".




jeudi 7 juillet 2005

Teasing




- THE TRAILER - (5.4 Mo)